Le ministère libanais du tourisme, en partenariat avec l’USAID, vient de lancer un site regroupant des offres de maisons d’hôtes. Objectif : aider le développement économique d’un marché en pleine expansion.
Lancé officiellement le 16 février, le site de l’association Diyafa – littéralement « hospitalité » en arabe – s’inscrit dans la stratégie nationale de promotion et de valorisation du tourisme rural libanais lancée par le ministère du Tourisme début 2014.
Développé par l’ONG Anera et financé par le programme LIVCD de l’Agence des Etats-Unis pour le Développement International (Usaid) à hauteur de « 250 000 à 300 000 dollars », selon Mayyssoun Korban, en charge du projet à l’Anera. Le site héberge gratuitement les offres de maisons d’hôtes.
A ce jour, le site de l’association libanaise regroupe les offres d’une trentaine de maison d’hôte et propose aux touristes environ 180 chambres, de 33 à 200 dollars la nuit, qui peuvent être directement réservées en ligne.
« Se familiariser avec une manière de vivre »
Ce sont surtout les libanais issus de la classe moyenne qui sont les principaux locataires de ces maison d’hôtes.
Selon un rapport publié par l’Usaid, le secteur vise essentiellement les citadins et leur propose « de se familiariser avec une manière de vivre authentiquement rurale qui est indisponible dans un environnement urbain ».
Un secteur en pleine expansion
Malgré un manque de statistiques et de rapports officiels, tous les professionnels du secteur s’accordent à dire que la demande de maisons et chambres d’hôte ne cesse de croître.
Selon, Orphée Haddad, fondateur de L’Hôte libanais, entreprise privée qui regroupe 14 maisons d’hôte, cette demande aurait progressé de 25% par an depuis trois ans. Le nombre de maison d’hôtes, quant à lui, aurait été multiplié par deux chaque année sur la même période.
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