Mohammed VI demande officiellement le retour du Maroc dans l’Union africaine
#ASavoir #Actualite #BuzzNews #Decideurs #Economie #EnDirectDe #Politique #MAROC
Karl Demyttenaere
mercredi 20 juillet 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 20 Juillet 2016 à 15:37

Le Roi du Maroc Mohammed VI a remis une lettre à Idriss Deby Itno, le président tchadien qui occupe actuellement la présidence tournante de l’Union africaine. Le souverain évoque dans ce document le retour du Maroc dans l’UA.

 
Le Roi du Maroc Mohammed VI a remis une lettre à Idriss Deby Itno, le président tchadien qui occupe actuellement la présidence tournante de l’Union africaine. Le souverain évoque dans ce document le retour du Maroc dans l’UA.
 
Mohammed VI a adressé un message direct au 27ème sommet de l’UA qui s’est ouvert le 17 juillet à Kigali, au Rwanda.
 
Après avoir vanté dans sa lettre les liens entre le Maroc et les autres pays africains, les investissements marocains sur le continent, la présence du Maroc dans d’autres organisations régionales, le Roi affirme que « Le Maroc – n’étant plus membre de l’UA – ne s’est jamais séparé de l’Afrique » ajoutant que « jamais l’Afrique n’a été autant au cœur de la politique étrangère et de l’action internationale du Maroc ».
 
Pour le souverain, la reconnaissance de l’autoproclamée RASD (République arabe sahraouie démocratique – mouvement indépendantiste du Sahara occidentale) en 1982 par l’organisation africaine est un acte comparable à un « détournement de mineur » de l’UA, alors encore « adolescente » d’après le souverain marocain.
 
Ensuite, le Roi demande à l’organisation de ne plus reconnaître cette entité autoproclamée, soulignant que cette reconnaissance est en contradiction avec la position de nombreux États africains.
 
Dans la dernière partie du document, Mohammed VI énonce clairement sa volonté de voir le Maroc faire à nouveau partie de l’Union africaine : « Cela fait longtemps que nos amis nous demandent de revenir parmi eux, pour que le Maroc retrouve sa place naturelle au sein de sa famille institutionnelle. Ce moment est donc arrivé », déclare le souverain, précisant qu’il s’agit là d’une décision « réfléchie et longuement mûrie ».
 
A lire également :
 

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *