Dans le cadre de la 5eme édition du séminaire international SESAME (une plateforme de réflexion partagée Nord-Sud) organisé par Agropolis International à Montpellier, la rédaction s’est entretenue avec Saad Seddik, membre d’Echanges Med et ancien ministre de l'Agriculture tunisien, sur l’avenir du secteur hydraulique en Méditerranée. Reportage.
Il est vrai que la question des ressources en eau, et notamment celle potable, est plus que jamais d’actualité en région Euromed et notamment en Tunisie. En raison de son faible potentiel en matière de réserves, la Tunisie se voit aujourd’hui contrainte d’élaborer une nouvelle stratégie susceptible de l’aider à améliorer sa situation et à combler son déficit.
En évoquant le cas tunisien, Ecomnews med a jugé opportun de s’intéresser à cette question afin de sensibiliser ses lecteurs sur les enjeux et les perspectives futures du secteur de l’eau en région méditerranéenne.
Selon Mr Seddik, le recours aux méthodes dites ‘non conventionnelles’ serait la meilleure solution pour la Tunisie. Parmi celles en vogue on retrouve le dessalement d’eau de mer. Certes, c’est une technique plutôt nouvelle dans le bassin méditerranéen, même si certains pays (notamment l’Algérie et Israël) ont décidé d’en faire leur cheval de bataille. Il faut dire que cette technique n’est pas à la portée de toutes les soldes ! A ce sujet, notre interlocuteur a déclaré que : « Si le secteur privé arrive à se mettre au diapason avec celui public afin de résoudre les questions liées au coût et à la technologie, cela pourrait s’avérer très fructueux pour tous les acteurs du secteur en question. »
Quoi qu’il en soit, il est temps de se retrousser les manches, de se mettre autour d’une table et discuter car si l’on croit les statistiques officielles, il y a urgence en Méditerranée !
Défis communs, destin commun. L’eau se fait de plus en plus rare en région Euromed. En voilà un élément fédérateur pour qu’une coopération méditerranéenne en matière de lutte contre la raréfaction des ressources hydrauliques se mette en place. Cela s’articulera essentiellement autour de l’innovation et du partenariat public/privé.
Kheireddine Batache.
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