Israël : La crise du coronavirus devrait avoir un impact plus important à l’export qu’à l’import
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Janos Fernandez
lundi 16 mars 2020 Dernière mise à jour le Lundi 16 Mars 2020 à 18:10

L’Association des Producteurs a indiqué que les deux tiers des exportations nationales se font par voie aérienne, ce qui les rend particulièrement vulnérables à la crise actuelle qui affecte fortement le trafic aérien. Les importations, majoritairement maritimes, seront moins impactées.

 

Selon les dernières projections, les exportations dans le secteur des services, tourisme inclus, devraient perdre 535 millions de dollars. De même, les exportations de produits vont perdre 366 millions de dollars.

La quarantaine n’affecte pas les avions cargo, mais il faut savoir que 54% des importations et exportations aériennes sont effectuées via des vols passagers.

Le gouvernement a promis de soutenir la compagnie aérienne El Al car celle-ci prend en charge 35% des importations et exportations par voie aérienne.

Rappelons qu’à l’heure actuelle, la compagnie a du licencier plusieurs centaines d’employés et qu’elle devra demander un prêt de 700 millions de dollars pour espérer survivre à cette crise. Notons également que le circuit aérien concerne 78% des exportations vers les Etats-Unis ( diamants, produits pharmaceutiques entre autres ).

Une réorientation de la voie aérienne vers la voie maritime pourrait être une solution mais l’allongement induit du temps de transport ne peut convenir aux activités sur une courte période.

Par contraste, les deux-tiers des importations se font par bateau, ce qui explique le calme des autorités face à l’éventualité d’une pénurie de produits de consommation ou de matières premières. Les secteurs concernés sont notamment les produits médicaux et les équipements électriques.

Même si certains pensent que le tourisme intérieur serait capable de compenser partiellement les pertes de touristes étrangers, il reste à voir si les Israéliens se sentiront confortables de se déplacer sur le sol national et de se concentrer sur les lieux de villégiature…

En attendant de savoir si l’épidémie s’installera sur le long terme, l’Etat a débloqué des aides d’urgence afin de mitiger les pertes économiques.

10 milliards de shekel ( 2,5 milliards d’euros ) vont être distribués pour stabiliser la situation, dont 8 aux entreprises, 1 au système de santé et 1 autre milliard à la lutte contre la propagation virale.

Le ministère des Finances estime de son côté que la mise en quarantaine aura un coût de 4,3 milliards de shekel par mois.

Un point positif est l’impact mineur sur le secteur bancaire. Amir Yaron, gouverneur de la Banque d’Israël, a déclaré que le pays était préparé pour un futur ralentissement et a recommandé que les banques rendent le crédit plus disponible

Cependant, les plus pessimistes relèvent que, comme tous les autres marchés, la Bourse de Tel Aviv a plongé de 19,76% depuis le début de l’année et que les prévisions chiffrent à 2% la réduction de croissance du PIB pour 2020.

Comme la majorité des pays, Israël observe et se tient prêt à mettre en place des mesures d’exception si la crise devait se prolonger au-delà du printemps, ce que de plus en plus de d’experts et de nations sont portés à croire…

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