pexels freestocks 140123
#Egypte #Pharmacie #Tchad #EGYPTE
Agence Ecofin
mercredi 21 octobre 2026 Dernière mise à jour le Mercredi 21 Octobre 2026 à 11:44

Déjà engagés dans un renforcement de leur coopération sanitaire, le Tchad et l’Égypte élargissent désormais leurs échanges aux produits pharmaceutiques et aux dispositifs médicaux. Le nouvel protocole d’accord prévoit également un partage d’expertise et d’informations techniques entre les deux pays.

Le Tchad et l’Égypte ont signé un mémorandum d’entente (MoU) portant sur leur coopération dans les secteurs des produits pharmaceutiques et des dispositifs médicaux. L’annonce a été faite le dimanche 4 octobre par le ministère tchadien de la Santé.
Signé en marge du Forum Alamein-Afrique, le document prévoit une coopération dans les domaines des médicaments, des produits biologiques, des fournitures et des équipements médicaux.
Au-delà des échanges de produits de santé, le protocole met l’accent sur le renforcement des compétences et des capacités réglementaires. Les deux parties souhaitent notamment favoriser le partage d’expériences et d’informations techniques, ainsi que « développer des pratiques visant à garantir la sécurité, la qualité et l’efficacité des produits médicaux, en vue de favoriser l’intégration pharmaceutique entre les deux pays », souligne l’organisme général de l’Information de l’Égypte.
Ce nouveau MoU s’inscrit dans une dynamique de rapprochement engagée depuis plusieurs mois entre N’Djamena et Le Caire. En août dernier, les deux pays avaient déjà signé un mémorandum de coopération sanitaire prévoyant notamment la formation de professionnels tchadiens, la construction d’hôpitaux régionaux et l’orientation de patients tchadiens vers des établissements de santé égyptiens.
Cet accord couvre également plusieurs spécialités médicales, parmi lesquelles la cardiologie, la néphrologie, l’oncologie, la neurochirurgie, la néonatologie et les soins intensifs.
Pour le Tchad, cette coopération intervient alors que le renforcement des capacités sanitaires reste un enjeu important. D’après l’Organisation mondiale de la santé (OMS), malgré un contexte humanitaire marqué par la crise soudanaise, des épidémies multiples et des catastrophes climatiques, des progrès ont été enregistrés entre 2024 et 2025. Ils concernent notamment l’expansion nationale des centrales de production d’oxygène et la poursuite de la lutte contre les maladies transmissibles et non transmissibles, avec des avancées dans l’élimination des maladies tropicales négligées. Le pays a également engagé la modernisation de son système d’information sanitaire et l’introduction de nouveaux vaccins, tandis que des interventions sont menées pour améliorer la santé de la mère et de l’enfant et réduire la malnutrition.
Pour l’Égypte, ce rapprochement ouvre également des perspectives dans le secteur pharmaceutique. Selon le ministre de la Santé et de la Population, Khaled Abdel Ghaffar, cette industrie constitue l’un des principaux piliers de la sécurité sanitaire et économique du pays. Il estime que le marché pharmaceutique égyptien est devenu important, indépendant et prometteur.
En 2025, ce marché représentait environ quatre milliards de conditionnements, pour une valeur de 422 milliards de livres égyptiennes, soit environ 8,05 milliards de dollars. L’Égypte se classait ainsi au 26ᵉ rang mondial par la taille de son marché pharmaceutique cette année-là.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *