Le Sommet trilatéral entre la Grèce, Chypre et Israël du 28 janvier a montré que les rapports entre ces pays ont beaucoup changé. Décryptage de cette nouvelle donne.
Le Premier ministre grec Alexis Tsipras, son homologue israélien Benjamin Netanyahou et le président chypriote Nicos Anastasiades se sont retrouvés sur l’île de Chypre pour une rencontre qui en révéle beaucoup sur les nouveaux rapports géostratégiques dans la région.
Auparavant très critiques sur la politique menée par Israël, Chypre et la Grèce ont récemment revu leur position.
En effet, Athènes a décidé de ne pas se conformer à la directive de l’Union européenne (UE) exigeant des États membres d’étiqueter les produits fabriqués dans les implantations israéliennes.
Avec son partenaire chypriote, la Grèce a même intensifié son soutien à Israël dans le cadre des institutions de l’UE. Pourquoi un tel revirement ?
Les raisons d’un rapprochement
Outre le partage de valeurs communes et d’être des démocraties, la découverte de gaz naturel dans les zones maritimes d’Israël, de Chypre et de l’Egypte a favorisé ce rapprochement et la renaissance diplomatique de l’Etat Hebreu dans la région.
Les enjeux sécuritaires dans un contexte international difficile poussent également les trois pays à s’entendre.
En témoigne, la signature le 26 janvier par le ministre de la Défense grec Panos Kammenos et son homologue israélien, Moshe Ya’, d’une déclaration commune visant à renforcer la coopération bilatérale dans le domaine de la défense, en exhortant les pays voisins à rejoindre »l’axe du bien » contre le terrorisme.
Un rechauffement des relations écourté ?
Cependant, le récent rapprochement entre Tel-Aviv et Ankara, lui aussi motivé par des raisons énergétiques (voir notre article) pourrait mettre un terme à ce partenariat naissant entre Israël, la Grèce et Chypre.
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