Zoom sur Sanevia, nouvelle plateforme du tourisme médical
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Karl Demyttenaere
mercredi 4 mai 2016 Dernière mise à jour le Mercredi 4 Mai 2016 à 15:03

Originaire de l’île de la Réunion, Karine Breack-Touzet a lancé depuis le Maroc mi-avril Sanevia, plateforme Web pour rendre accessibles à un public international les soins médicaux proposés à l’étranger. La dirigeante nous explique en détail son projet original et viscéralement connecté.

Ecomnewsmed : Pouvez-vous présenter les activités de Sanevia et le projet en quelques mots ?

Sanevia n’est pas un prestataire mais un site d’information dont l’objectif est de faciliter la démarche des internautes. Notre but est de faciliter la démarche des utilisateurs en leur proposant d’identifier rapidement le prestataire qui répond le mieux à leur attente à partir de critères simples : type d’intervention médico-chirurgicale ou de cures, type de prestataires (cliniques, hôpitaux, agences spécialisées), localisation géographique, budget envisagé.

Nous cherchons aussi à informer avec un fil d’actualité sur notre secteur. Nous avons conscience que se faire soigner à l’étranger peut parfois inquiéter le patient. C’est pourquoi nous proposons aux établissements de se faire évaluer dans le but d’obtenir un label de qualité.

Ecomnewsmed : Revenons sur l’histoire de votre entreprise…

Le site a été lancé mi-avril 2016. Entretemps, les défis à surmonter ont été nombreux :

concevoir une offre originale, pertinente et efficace, par son contenu, par la cible visée (autant les utilisateurs que les clients prestataires) par les choix esthétiques ;

répertorier le plus grand nombre possible d’établissements de santé et centre de cures afin de proposer une base de données suffisamment « qualifiée » pour alimenter le moteur de recherche et apporter une information pertinente ;

constituer une équipe technique pour le développement web, gérer des choix techniques qui sont apparus inadaptés en cours de test, par conséquent l’évaluation insuffisante du temps de travail, les retards des uns et des autres, les arbitrages sur les choix graphiques. Des péripéties habituelles apparemment pour un site internet de ce niveau de complexité ! Ceci a nécessité plus d’un an de travail intense ;

Le financement d’un tel projet est également un défi : il a été entièrement géré sur fonds propres, ce qui n’est pas la solution la plus confortable.

Ecomnewsmed : Comment est structurée votre jeune société ?

Nous sommes 2 à travailler pour ce site. Il faut ajouter les opérateurs techniques (Chef de projet, développeurs et infographiste) qui sont des partenaires-fournisseurs, pas des salariés.

La société éditrice de Sanevia est basée à Rabat, au Maroc.

Nous avons dans nos fichiers actuellement 280 prestataires/clients : une partie doit encore être validée sur la plateforme pour apparaître – ce qui est en cours. 

Ecomnewsmed : Vous travaillez de part et d’autre de la Méditerranée, quelles difficultés cela entraîne ?

La difficulté principale est dans l’alignement sur plusieurs calendriers (sociaux, scolaires, culturels), outre celui des horaires. Par exemple, vivant dans un pays musulman, et travaillant beaucoup à l’export, il faut concilier les jours fériés et les congés des deux côtés de la Méditerranée : certains périodes paraissent longues en inactivité commerciale !

Culturellement, il faut s’adapter aussi, en premier lieu à la notion très différente de gestion du temps et de respect des délais. Ensuite, les contacts sont plus directs et plus familiers au Sud de la Méditerranée, mais ne sont pas nécessairement suivis d’effet. Au Nord, le ton est plus formel, mais des engagements sont pris et respectés.

Ecomnewsmed : Quels sont vos projets à venir ?

Géographiquement, nous avons pour ambition de couvrir l’essentiel de l’offre des pays francophones : Canada, France, Belgique, Suisse, Tunisie, Maroc, Algérie, Liban, Ile Maurice. Se sont manifestés par ailleurs des pays qui disposent de prestataires susceptibles de prendre en charge des patients francophones : l’Espagne, la Hongrie, la Bulgarie, la Slovénie, la Turquie, Israël, l’Inde, la Thaïlande. Tout prestataire qui dispose d’une offre claire en français peut intégrer notre site.

Nos projets passent par le développement d’une approche spécifique par pays souhaitant développer cette activité économique, par la production d’une édition papier d’ici un an, distribuée dans des lieux stratégiques. Nous envisageons aussi des réunions sous la forme de congrès professionnels dans les différents pays couverts.

Nous aimerions également développer la labellisation qui apporte une information réellement intéressante aux utilisateurs et aux établissements. A l’heure actuelle circulent un certain nombre de labels de complaisance ou alors, des systèmes d’accréditation et de certification assez lourds administrativement, coûteux, qui ne procurent pas les informations concrètes susceptibles d’intéresser le consommateur.

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