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Olivia Oreggia
lundi 7 novembre 2016 Dernière mise à jour le Lundi 7 Novembre 2016 à 14:56

Créé en 2000, le Réseau Euromed rassemble 100 villes situées dans 22 pays du bassin méditerranéen. La Métropole Nice Côte d’Azur en a été élue présidente. C’est ainsi sur la Promenade des Anglais, dans le très symbolique Centre Universitaire Méditerranéen (CUM) que s'est tenue la rencontre plénière d’Euromed. A cette occasion, une convention de partenariat a été signée en vue d’accompagner la Tunisie dans son processus de décentralisation.

 

« Ensemble nous pouvons créer un monde meilleur en relevant les défis qui sont devant nous », déclarait dans son discours d’ouverture Christian Estrosi, président de la Métropole Nice Côte d’Azur et du réseau Euromed. « Notre solidarité ne sera pas de trop pour y faire face. »

Plus qu’un pont entre 2 rives, Euromed se veut l’incarnation de la coopération et ce dans de très nombreux domaines. Sa mission est de contribuer à définir des solutions concrètes en matière d’économie, d’emploi, de développement durable, d’éducation, de lutte contre le changement climatique. Un vaste réseau d’entraide donc, dont bénéficie notamment la Tunisie.

 

Christian Estrosi, Président de la Métropole Nice Côte d’Azur et du réseau Euromed, et Adel Ben Yakhlef, Directeur général du Centre de Formation et d’Appui à la Décentralisation de Tunisie.

 

Une main tendue vers la Tunisie

« Notre réseau veut aller plus loin encore en coopérant avec des entreprises qui s’engagent à embaucher, sur des projets économiques précis. Une première expérimentation est prévue à Sfax, pour le traitement des déchets dans un grand groupe agro-alimentaire tunisien », poursuit l’édile niçois. « La convention de partenariat que nous signons avec le centre de Formation et d’Appui à la Décentralisation de Tunisie, s’inscrit dans le même esprit ».

La Tunisie a en effet entamé une vaste redistribution des rôles sur l’ensemble de son territoire, des bases nouvelles établies posées dans le Constitution de 2014.

« Pendant 50 ans, c’est un pays qui a été géré par les structures de l’Etat, dans une centralisation excessive. La tutelle était très lourde. Le citoyen n’avait pas à s’exprimer sur ses besoins », nous explique Adel Ben Yakhlef, Directeur général du Centre de Formation et d’Appui à la Décentralisation de Tunisie, co signataire de ce partenariat.

« Cela a aboutit a un déséquilibre important dans le développement grandes régions oubliées par l’Etat. Les collectivités locales ne couvraient auparavant que 10% du territoire alors que 90% étaient des zones rurales marginalisées. »

 

Signature partenariat Tunisie-Estrosi

Construire la décentralisation tunisienne

86 municipalités ont ainsi été créées. Au total aujourd’hui, 350 couvrent la Tunisie. « Tout citoyen peut avoir ses élus et bénéficier des services d’une collectivité locales », poursuit Adel Ben Yakhlef.

« Il y a un grand projet de redéploiement des fonctionnaires pour encourager les employés de l’Etat à migrer vers les collectivités locales en instaurant le statut de la Fonction Publique Territoriale. Il y a une nécessité de transférer les attributions et les moyens de l’Etat vers ces collectivités. »

C’est dans son expertise notamment dans la formation des personnels que le Réseau Euromed entre en jeu. « Il a un grand rôle à jouer. On va en avoir les fruits mais c’est sûr que ça va prendre du temps, quelques années, mais on est sûrs de les avoir ! ».

 

Euromed

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