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Selim Ben Taziri Rosa
jeudi 24 novembre 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 24 Novembre 2016 à 16:58

Le budget de la présidence du gouvernement tunisien est en recul par rapport à l’année précédente. Parallèlement, le budget de la présidence de la République augmente, non sans suscité la colère des députés.

Le budget de la présidence du gouvernement tunisien de Youssef Chahed pour l’année 2017 a été adopté par les députés de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) le 21 novembre.

L’ARP adopte le nouveau budget de la présidence tunisienne

Le gouvernement tunisien devra désormais se limiter à un budget de 122.4 millions de dinars (50.14 millions d’euros), soit une nette diminution par rapport à l’année écoulée.

Cependant, le budget de la présidence de la république a connu une hausse de 12 millions de dinars (4.9 millions d’euros), selon le député du courant démocrate, Noomane El Euch. Il s’élève, pour l’année 2017 à 108.513 millions de dinars (44.45 millions d’euros), soit une augmentation de 11.9% par rapport à l’année écoulée.

La raison d’une telle augmentation du budget présidentiel s’explique par la majoration des salaires du corps de la sûreté présidentielle, décidée cette année. Le chef du cabinet du président de la République, Slim Azzabi a souligné que la sûreté présidentielle absorbe plus de 68% du budget.

Une déviation vers un régime présidentiel en Tunisie ?

Face à ce déséquilibre budgétaire jugé injuste, les députés dénoncent le risque d’une déviation du régime politique tunisien vers un régime présidentiel. Certains soulignent la nécessité d’adapter le budget à un régime politique dans le cadre de  « l’indispensable partage des sacrifices ».

Du coté de certains élus de l’Assemblée des représentants du peuple, cette augmentation est jugée normale compte tenu de l’important rôle de la présidence au niveau national et international.

De plus, le député de Nidaa Tounes, Jalel Ghidira estime que les craintes face à une potentielle dominance de la présidence de la république sont injustifiées et dépourvues de tout fondement.

Pour aller plus : Le secrétaire général du parti des travailleurs, Hamma Hammami: « J’ai peur que la Tunisie brûle avec ce bugdet » au micro de Mosaique FM en Tunisie

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