Le gouvernement égyptien s'est engagé dans un plan de réformes économiques colossal pour les trois ans à venir, la ministre de la Coopération Sahar Nasr a réitère l’engagement de l'équipe gouvernemental dans le programme de réformes économique.
La ministre égyptienne de la coopération internationale, Sahar Nasr a annoncé le 4 décembre dernier au cours d’un entretien mené par l’Agence France Presse au Caire que que le gouvernement égyptien est engagé dans un ambitieux programme de réformes économiques pour une durée de trois ans.
Une relance économique à travers de nouvelles réformes en Egypte
Le programme est dédié à la mise en place de dispositifs pour le retour de l’investissement, la diminution du taux de chômage avec la stimulation de l’emploi ainsi que le redémarrage de l’industrie égyptienne.
Selon la ministre, l’objectif est de relancer l’économie et de réduire la dépendance du pays vis-à-vis de l’aide étrangère et des emprunts auprès des institutions financières internationales.
Elle ajoute que les programmes d’aide représentent un soutien temporaire et permettront à termes d’attirer les investisseurs et d’améliorer le niveau de vie des citoyens tout en retrouvant une croissance économique durable de 6% d’ici 2018.
Les réformes économiques reposent sur trois piliers. D’abord, il s’agit de la participation du secteur privé afin d’améliorer l’environnement des affaires et d’encourager l’industrialisation pour attirer les investisseurs.
Le deuxième pilier concerne la limitation des subventions. « Sur le logement social, les subventions allaient aux promoteurs. Nous les avons fait passer du côté de l’offre à celui de la demande, afin que les subventions puissent cibler les bas et moyens salaires » explique la ministre. Le troisième point et le plus important en matière de stabilité économique est la réforme monétaire.
En Novembre dernier, le Fonds monétaire international a accordé un prêt de 12 milliards de dollars (11,17 milliards d’euros) au pays sur trois ans suite à la libéralisation de la livre égyptienne. De plus, la Banque africaine de développement doit accorder un total de 1,5 milliards de dollars (1.4 milliards d’euros) ainsi qu’un prêt de la Banque mondiale de plus d’un milliard de dollars (0,9 milliards d’euros).
Face à cette accumulation de prêts, donc de dettes, la Ministre Nasr affirme que la dette extérieure est surveillée attentivement par le gouvernement et qu’avant chaque signature d’accord, le gouvernement vérifie la solvabilité du projet en sa capacité de remboursement.
Pour en savoir plus sur l’économie égyptienne, découvrez notre vidéo avec les chiffres clés à connaître :
Réagissez à cet article