Focus : les 3 chantiers prioritaires du nouveau gouvernement libanais
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 13 janvier 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 13 Janvier 2017 à 11:22

Le nouveau gouvernement libanais a présenté récemment les axes prioritaires de sa feuille de route pour les années à venir. Focus avec Ecomnews Med.

Le Premier ministre libanais Saad Hariri.

Formé le 18 décembre après des tractations marathons, le nouveau gouvernement libanais ne sera sans doute pas aidé par la conjoncture.

Dans un contexte économique turbulent, il est confronté à une rentrée sociale délicate : les Libanais se plaignent de la vie chère, de la corruption endémique et de l’insuffisance de l’infrastructure publique. Dans ce cadre, le nouveau gouvernement a présenté les axes prioritaires de sa feuille de route pour les années à venir

Réduire le déficit public

Le ministre des Finances, Ali Hassan Khalil a été reconduit dans ses fonctions pour pouvoir poursuivre les mesures de réduction du déficit public. Entre 2011 et 2015, ce déficit s’est énormément creusé, avec notamment une augmentation des dépenses budgétaires estimée à 15,2% pour caracoler désormais à 13,45 milliards de dollars.

Dans le même temps, les recettes publiques n’ont augmenté que de 2,6% à 9,58 milliards de dollars. Résultat : le ratio du déficit public par rapport au PIB a augmenté, passant de 5,8% à 7,8%. La dette publique constitue désormais 139% du PIB.

La morosité de l’économie libanaise s’explique en partie par l’endettement public, mais également par l’ancrage du taux de change, la mauvaise répartition des recettes fiscales et à la dollarisation de l’économie. Le ministre des Finances est donc appelé à mener des réformes structurantes, souvent impopulaires, qui porteront principalement sur la politique macroéconomique du Liban.

Lutter contre le chômage

Même en l’absence de données fiables sur les chiffres du chômage, notamment après l’afflux massif des réfugiés syriens, il est évident qu’il atteint des records (25% selon le ministère du Travail).

Selon un rapport établi par la Commission économique et sociale des Nations Unis pour l’Asie occidentale (Escwa), il s’agira de se pencher en priorité sur la formation et l’accompagnement des demandeurs d’emploi, pour ensuite envisager la mise en place d’un système solidaire d’indemnisation du chômage.

Investir en infrastructure

Il sera difficile de redynamiser l’économie libanaise et d’attirer les IDE sans un travail de fonds sur l’infrastructure qui devra gagner en fiabilité, en modernité et en efficacité. Pour ce faire, il faudra miser sur les partenariats public-privé, que ce soit pour la construction et la réhabilitation des routes mais aussi pour les installations industrielles de l’électricité et du traitement des eaux.

Face à ces défis majeurs, Badri Méouchi se montre plutôt confiant. Le président de la Lebanese Transparency Association met en avant « le fait que ce gouvernement résulte d’une entente entre tous les partis politiques », ce qui devrait à priori catalyser l’effort, même si « l’histoire nous a pour l’instant prouvé que c’est généralement l’inverse »…

Pour en savoir plus sur l’économie du Liban, découvrez notre vidéo exclusive avec les principaux chiffres à connaître :

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