Les institutions académiques israéliennes s'ouvrent à de nouvelles disciplines pour répondre à l'omniprésence des start-ups en Israël.
L’université Ben-Gurion du Néguev
Udi Kantor et Dror Matalon sont les co-fondateurs d’InovyTec, un fabricant de dispositifs médicaux d’urgence portables. Ayant tout deux travaillé pour Shin Bet, l’agence de sécurité nationale d’Israël, ils ne se connaissaient pas avant de suivre des cours d’entrepreneuriat à l’université Ben-Gurion du Néguev. À présent, InovyTec est une entreprise prometteuse, c’est un exemple parmi d’autres de la réussite des programmes universitaires en Israël.
Le dynamisme des start-ups israéliennes encouragé par les universités
L’État Hébreu s’est vu attribué le titre de « nation start-up » puisqu’elle comporte le plus grand nombre de start-ups par habitant au monde. Pour répondre à la demande, les cours sur l’entrepreneuriat se multiplient dans les universités et les facultés du pays.
L’école sur l’entrepreneuriat d’Adelson (ASE) est devenue un centre névralgique, tant sur le plan académique et extra-scolaire que sur celui des activités entrepreneuriales du collège privé. Cette école, récemment inaugurée par l’International Data Corporation (IDC), dispose d’une offre unique.
En effet, le programme d’entreprise Zell propose aux étudiants de premier cycle un programme de création de société à capital risque. Selon le site Web de Zell, au cours de ses 15 années d’activité, 298 étudiants ont obtenu leur diplôme, et ont permis de générer 85 entreprises. L’IDC a également lancé cette année, l’IDC Beyond, un autre programme favorisant l’entrepreneuriat destiné aux diplômés d’Israël et de l’étranger.
Le Centre Bengis, à l’université Ben-Gourion du Néguev, propose également un programme dirigé par Dafna Schwartz : l’Entrepreneurship Center. Il fournit une éducation pratique, le soutien, les mentorats et les connexions nécessaires pour les étudiants, afin qu’ils puissent devenir des entrepreneurs efficaces. L’université a aussi lancé « Start Up 360 », un autre programme qui va permettre aux étudiants de gérer des start-ups avec l’aide des mentors juridiques et ceux de l’industrie en capital risque.
Cependant, une difficulté se profile dans l’horizon du développement entrepreneuriale. En effet, si les universités n’ont pas de mal à recruter des entrepreneurs, elles sont confrontées à une pénurie d’ingénieurs et de programmeurs. Les étudiants répugnent la filière scientifique, car ils sont réticents à l’idée de faire des études dans l’informatique, les mathématiques ou les statistiques.
Pour en savoir plus sur les innovations en Israël, découvrez notre interview de Muriel Touaty, Directrice générale de Technion France :
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