Au Liban, les normes d'exportations semblent trop restrictives
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Diane Janel
lundi 6 mars 2017 Dernière mise à jour le Lundi 6 Mars 2017 à 12:40

Certains entrepreneurs libanais pensent que les normes d’exportation sont un moyen détourné de bloquer l’accès à leurs produits dans plusieurs pays. Ce qu’il faut savoir sur les raisons de cette grogne.

Les exportateurs de plusieurs filières reprochent à certains pays de jouer sur les conditions d’accès à leurs marchés respectifs afin de protéger leurs industries. Ce sentiment vient de ressurgir lors d’une conférence de presse organisée dernièrement à ” target=”_blank”>Beyrouth par la Fédération des chambres libanaises de commerce (FCCIAL) pour présenter les nouvelles fonctionnalités de Tasdier, une plateforme dédiée aux exportateurs.

Selon le président de la commission de l’agriculture de la FCCIAL, Raphaël Debbané, la refonte doit permettre aux entrepreneurs locaux de « trouver de nouveaux marchés pour les produits issus de l’agriculture et de l’industrie agroalimentaire ». 

Des restrictions qui mettent à mal l’industrie

Talal Hijazi, le directeur général de l’Association des industriels, quant à lui, a souligné un problème que rencontre le Liban vis à vis des normes d’exporation: « Parfois, les conditions d’accès sont tellement strictes qu’elles produisent les mêmes effets qu’une interdiction ».

« Comme si cela ne suffisait pas, certains pays utilisent les normes d’exportation pour bloquer l’accès à nos produits afin de protéger leurs industries locales », déplore-t-il. Des propos qui ne sont pas sans rappeler ceux tenus par le ministre de l’Industrie, Hussein Hajj Hassan.

En effet, celui-ci avait dénoncé « les restrictions visant les produits libanais dans certains marchés ». Selon lui, plusieurs pays européens sont en cause, notamment, la Turquie, la Chine, la Syrie, lÉgypte, l’Arabie saoudite ou encore l‘Irak

Un déficit enregistré en 2016

Pour rappel , en 2016, le déficit du Liban a été en recrudescence : en un an , il est grimpé de 4,1 %, soit 15,7 milliards de dollars. En dépis de ces difficultés, le secteur des exportations qui se portent mieux (une hausse de 0,8 %, soit à 3 milliards de dollars), M. Hijazi pense que le pays est encore loin de ses objectifs.

Selon lui, « le commerce extérieur libanais est pénalisé par le blocage depuis 2015 des voies d’exportation terrestres vers les pays du Golfe – l’un des principaux marchés des produits libanais – ou à l’absence de soutien de l’État pour lui permettre d’être plus concurrentiel à l’étranger ». 

A present, le phénomène qui frappe l’exportation impacte négativement de nombreuses filières tel que les produits laitiers, les médicaments, les produits agricoles, animaliers ou même l’électroménager.

Des standards internationaux trop stricts ? 

Les entreprises libanaises ont fait des efforts considérables en 2015 afin de se conformer aux standards internationaux, si l’on en croit le président du syndicat des industries agroalimentaires libanaises, Ahmad Hoteit. « Les conserves libanaises ont par exemple de moins en moins de difficultés à se retrouver sur les rayons des chaînes américaines de supermarchés, depuis que nos industries appliquent les standards en matière d’emballages alimentaires », explique t-il.

« Les tests et autorisations exceptionnels réclamés par certains pays avec qui le Liban a pourtant signé des accords commerciaux sont tellement stricts qu’ils produisent les mêmes effets qu’une interdiction d’exporter nos produits vers ces marchés », conclut M. Hijazi

Pour en savoir, découvrez nos vidéos consacrées au Liban :

    

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