La Turquie et Israël sont en froid depuis 2010 suite à l’assaut mené par des commandos israéliens contre le Mavi Marmara, un navire affrété par une association humanitaire turc afin d’apporter une aide humanitaire à la bande de gaza sous blocus israéliens. Cet assaut avait tué dix humanitaires turcs pro-palestiniens.
Les relations entre les deux pays n’avaient pas été complètement rompues, mais il y a eu un retrait des diplomates et le gel de la coopération militaire instaurée par des accords stratégiques conclu en 1996 suite à l’assaut israéliens contre un navire humanitaire turc.
L’annonce officielle devrait se faire à la fin du mois selon le journal turc Hurriyet, alors que la finalisation de l’accord et le retour des ambassadeurs respectifs devrai avoir lieu fin juillet.
Cependant avant de finaliser cet accord, la Turquie à posé trois conditions pour une normalisation : des excuses publiques pour l’assaut, des indemnisations financières pour les victimes et la levée du blocus de Gaza.
Israël a partiellement répondu aux deux premières conditions. Sous la pression américaine, Benjamin Netanyahu a présenté ses excuses à Recep Tayyip Erdogan, alors Premier ministre, qui les a acceptées, et les négociations sur l’indemnisation des victimes du « Mavi Marmara » sont données par Mevlut Cavusoglu « sur le point d’être terminées » depuis février 2016.
Pour la levée du blocus, le journal palestinien « Rai al-Yom » révèle que la Turquie a renoncé à la dernière condition mais en contrepartie Israël autorisera la construction d’un hôpital, d’une centrale électrique et d’une usine de production d’eau potable à Gaza.
La Turquie pourra envoyer de l’aide via le port israélien s’Ashdod et non directement.
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