L’Union tunisienne de l'industrie, du commerce et de l'artisanat, organise une rencontre avec plusieurs représentants et experts à Tunis pour discuter de la situation des Petites et Moyennes entreprises tunisiennes.
Une rencontre proposant un débat économique sur les véritables préoccupations des Petites et moyennes entreprises tunisienne sera tenue le 7 septembre à Tunis par l’Utica. A cette occasion, l’étude sur le Baromètre 2016 des entreprises tunisiennes, réalisée par le cabinet Ernst & Young sera présentée.
Des chefs d’entreprises, des représentants du secteur financier, des représentants de partis politiques, les chambres de commerce et de l’industrie ainsi que des experts économiques et financiers sont invités à ce débat.
Cette rencontre tend à sensibiliser les pouvoirs publics sur l’importance et la place du secteur privé tunisien dans le développement de l’investissement et pour les PME dans plusieurs régions politiquement fragilisées. Rappelons que la Tunisie fait face à une économie fortement fragilisée par une panne d’investissement et de tourisme depuis près de 5 ans.
Le contexte tunisien concernant l’investissement est très paradoxal
D’un côté, plusieurs entreprises reprennent goût à l’investissement et au développement de leurs activités. Ces dernières ont indiqué une forte augmentation de leurs chiffres d’affaires et une augmentation constante pour plus de 40% d’entre elles.
De l’autre côté, des chefs d’entreprises bien que très pessimistes concernant la situation politico-économique jugée chaotique pour certains ne freinent leurs tentatives d’investissement que très rarement. Effectivement, le fait de percevoir négativement la situation économique tunisienne par plusieurs investisseurs n’a pas empêché le climat d’investissement d’évoluer à 38% d’augmentation.
L’investissement gêné en Tunisie
Parmi les obstacles que rencontrent les investisseurs, le pouvoir public est le premier pointé du doigt : la lourdeur administrative, la corruption ainsi que la législation du travail constituent à eux seuls, la raison primaire de la fuite des investisseurs depuis bien avant la révolution. Par ailleurs, le climat social général et la situation sécuritaire tunisienne troublent aussi l’investissement tunisien.
Afin de réduire les dégâts et stabiliser la situation économique en Tunisie, les pouvoirs publics se doivent d’opérer des changements politiques ainsi que des réformes économiques d’envergure. A travers cela, le gouvernement doit s’assurer que les investisseurs se sentent en confiance afin de développer leurs activités. Ces changements radicaux permettront de répondre aux défis de l’emploi et à l’inclusion sociale.
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