Les géants du pétrole Total et Sonatrach se réconcilient officiellement
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Karl Demyttenaere
vendredi 14 avril 2017 Dernière mise à jour le Vendredi 14 Avril 2017 à 15:08

Après plusieurs années de tensions, le groupe français Total a décidé d’abandonner son arbitrage contre Sonatrach. Les deux groupes ont décidé de mettre de côté leurs différends pour lancer de nouveaux projets.

Depuis les années 2000, il y avait de l’eau dans le gaz entre le géant Total et les autorités algériennes, en particulier l’entreprise publique Sonatrach.

En effet, le durcissement de la fiscalité sur le pétole et le gaz en Algérie avait grandement dégradé les relations entre le groupe français et Alger. Ce dispositif imposait un impôt supplémentaire dès que le prix du baril dépassait 30 dollars, une taxe pouvant atteindre jusqu’à 50% de la valeur de production.

Total et son partenaire espagnol Repsol avait entamée en mai de l’année dernière une procédure devant la Cour internationale d’arbitrage, exigeant un dédommagement. Sonatrach a rapidement répliqué en accusant Total de ne pas avoir tenu ses engagements dans un autre dossier : le développement du gisement d’Ahnet.

Une nouvelle ère ?

Face à cette situation, de nombreux échanges entre Total et Sonatrach ont eu lieu pour parvenir finalement à un accord entre Patrick Pouyanné, le PDG de Total, et son homologue algérien Abdelmoumen Ould Kaddour. Il s’agit d’un « accord global » qui vise à « consolider le partenariat existant ».

Le 6 avril 2017, l’accord en préparation a reçu le double feu vert de la France et de l’Algérie lors de la visite du Premier ministre Bernard Cazeneuve. Concrétement, d’après cet accord officiellement conclu le 10 avril les deux groupes renoncent aux actions en justice qu’ils avaient engagées.

De plus, Total peut poursuivre l’exploitation de son seul gisement algérien en service à Tin Fouyé Tabankort (au centre du pays) après 2019 et devrait exploiter mi-2018 le gisement de gaz de Timimoun à 800 kilomètres au sud-ouest d’Alger.

Il est également prévu la construction dans la ville portuaire d’Arzew, près d’Oran, une usine transformant le gaz en polypropylène. Il s’agit d’un plastique qu’on retrouve dans beaucoup de pièces moulées en pour la construction automobile, notamment les pare-chocs, les tableaux de bord, l’habillage de l’habitacle et les réservoirs d’essence et de liquide de frein mais aussi pour les emballages alimentaires pour sa résistance à la graisse.

A noter que dans le cadre de cet accord global, ni Total ni Sonatrach ne verse de dédommagements.

Pour en savoir plus sur les échanges entre la France et l’Algérie, découvrez nos vidéos exclusives :

 

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