Originaire du Pacifique et de la mer Rouge, le crabe bleu a envahi les côtes méditerranéennes. Au départ un fléau, ce crabe a pourtant un potentiel de valorisation et il est très prisé dans le marché asiatique. Les explications de Moncef Fgaier, le Maire de Kerkennah au micro d’Ecomnews Med.
Arrivé il y a 4 ans sur les côtes tunisiennes, le crabe bleu s’est rapidement multiplié. Véritable fléau pour les pêcheurs car il déchirait les filets avec ses pinces acérées et mangeait les bons poissons. A tel point que les pêcheurs du sud tunisien ont surnommé ce prédateur marin « Daech ».
Mais depuis 2017, la situation s’est inversée. L’Etat tunisien a lancé un plan pour exploiter et valoriser ce crustacé.
« Les étrangers : espagnols, indonésiens, coréens, et japonais voulaient qu’on le transforme et nous travaillons comme le demandent les clients. C’est un plat très bon et économiquement cela fait rentrer des devises ! » assure Moncef Fgaier.
Le Maire de Kerkennah a lui même une société qui exporte une centaine de tonnes de crabe bleu par an.
Coopération entre les Iles Kerkennah et la Région Occitanie
En France les côtes méditerranéennes sont aussi touchées par l’arrivée du crabe bleu. TERRICOOP est un projet de coopération entre la Région Occitanie et les îles Kerkennah. L’objectif est de travailler autour de 4 thématiques communes à ces territoires :
– l’invasion du crabe bleu
– la labellisation des produits de la mer
– la gestion de la pollution plastique en mer
– la permaculture
Une mission d’échanges s’est tenue en octobre dernier en Tunisie pour identifier des actions à mettre en oeuvre sur les différents territoires. Ce programme est cofinancé par Devlok un projet financé par l’Union européenne et mis en oeuvre par le CIHEAM-IAMM dans les îles Kerkennah.
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