Screenshot
#Energie #Hydrocarbures #Petrole #TotalEnergies #LIBYE
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mercredi 1 Juillet 2026 à 06:48

Les années de conflit en Libye ont laissé de nombreux champs pétroliers endommagés ou à l’arrêt. Depuis début 2026, la National Oil Corporation (NOC) multiplie les initiatives pour les réhabiliter, attirer de nouveaux investisseurs et soutenir ainsi sa production.

En Libye, le champ pétrolier Mabrouk a repris ses opérations à pleine capacité. Le 14 juin dernier, la National Oil Corporation (NOC) a annoncé l’achèvement de tests opérationnels et de capacité de production. Des essais consécutifs à d’importants travaux de maintenance et de redéveloppement.

Durant la phase de test, la production a atteint environ 30 000 barils par jour, pour une production cumulée d’environ 2,5 millions de barils depuis le démarrage des opérations. La prochaine étape est désormais de porter cette capacité à 40 000 barils par jour, conformément à la stratégie de développement du champ.

Ce redémarrage marque une étape importante pour un champ qui avait subi de graves dommages et un arrêt complet lors des années de conflit en Libye. En février, TotalEnergies avait déjà relancé la production sur le champ Mabrouk à environ 25 000 barils par jour, dans le cadre d’un accord de développement à long terme signé avec la NOC et ConocoPhillips pour le projet pétrolier Waha.

« Cet accomplissement va au-delà d’une simple restauration de la production. Il reflète la capacité de la NOC à mettre en œuvre des plans de réhabilitation des actifs pétroliers endommagés et à restaurer leurs capacités opérationnelles, soutenant ainsi l’économie nationale », a indiqué l’entreprise pétrolière publique dans un communiqué.

Un champ qui s’inscrit dans la montée en puissance de la NOC

Le redémarrage de Mabrouk s’inscrit dans une série d’initiatives similaires engagées depuis le début de l’année. En février, la NOC avait déjà relancé le champ Sinawen dans la région de Nalut, après plus de trois ans et demi d’arrêt dû à des difficultés financières et techniques. Ce champ, d’une capacité de 20 000 barils par jour, avait été inauguré en 2020 avant d’être mis à l’arrêt. La même semaine, la raffinerie Al-Sarir avait retrouvé sa pleine capacité après une révision majeure de son unité de distillation.

La réhabilitation des champs endommagés n’est qu’une partie de la stratégie. La NOC a également engagé un processus d’appel d’offres pour une quarantaine de gisements peu productifs disséminés dans les bassins de Syrte, Murzuq, Ghadamès et Sabratha.

Ces champs jugés jusqu’ici non rentables avec les méthodes traditionnelles, pourraient retrouver une viabilité économique grâce aux technologies modernes. Leur production individuelle est estimée entre 5 000 et 20 000 barils par jour, a rapporté Energy Capital & Power en janvier.

En réhabilitant les champs existants et en mettant en valeur les gisements marginaux, les autorités libyennes cherchent à concrétiser leur ambition d’atteindre un plateau de production de 2 millions de barils par jour d’ici 2030, contre 1,43 million actuellement.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *