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#Commerce #Deficit #Exportation #Petrole #IRAK
Denys Bédarride
jeudi 29 octobre 2026 Dernière mise à jour le Jeudi 29 Octobre 2026 à 13:20

En 2025, le commerce extérieur de l’Irak affiche un excédent commercial de 46,6 Mds USD, soit moins qu’en 2024 avec un solde de 56,2 Mds USD. La baisse du solde des exportations irakiennes est l’unique cause de la réduction de l’excédent commercial. Elle s’explique exclusivement par la baisse des prix du pétrole irakien, dont le cours est passé d’environ 89 USD par baril en 2024 à 80 USD en 2025, le pétrole représentant 99 % des exportations irakiennes. Les importations ont également diminué de 2,8 % à 52,4 Mds USD contre 54,0 Mds en 2024.

Les exportations irakiennes en 2025 s’élèvent à 99,1 Mds USD, soit une baisse de 10,1 % par rapport à l’année précédente. L’Asie est le client principal de l’Irak et, en particulier, la Chine et l’Inde sont les deux principaux clients de l’Irak et concentrent 67,7 % des exportations. La Chine, premier client avec 33,9 Mds USD (37,5 % des exportations), domine les échanges, suivie par l’Inde (27,3 Mds, 30,2 %), la Corée du Sud (9,1 Mds, 10,1 %), les États-Unis (6,5 Mds, 7,2 %) et les Émirats arabes unis (5,4Mds, 6 %).

Les exportations irakiennes sont presque exclusivement issues du pétrole.

En effet, en 2025, l’Irak a exporté pour environ 98 Mds USD de produits pétroliers, soit 99 % des exportations totales. Ces produits sont majoritairement du pétrole brut, qui représente environ 88 % des exportations totales.

Bien que massives, les exportations irakiennes de produits pétroliers n’en sont pas moins fragiles. 

D’abord, la volatilité des prix du baril se traduit directement sur la balance commerciale : en 2020, la balance commerciale s’était fortement réduite (12 Mds USD) du fait de la chute des prix du baril dans le contexte de la pandémie de Covid.

Ensuite, l’appareil exportateur irakien est très contraint du fait du peu de routes d’exportations : avant le conflit entre les États-Unis et l’Iran, l’Irak exportait à 95 % son pétrole via le détroit d’Ormuz. Cela rend donc l’Irak particulièrement vulnérable aux chocs externes tels que le blocage du détroit.

Côté importations, l’Irak a acheté pour 52,4 Mds USD de biens en 2025, soit une baisse de 2,8 % par rapport à 2024. Les deux principaux fournisseurs, la Chine (17,2 Mds, 26,2 % des importations) et la Turquie (12,4 Mds, 18,8 %), assurent à eux seuls 45 % des achats. Suivent ensuite les Émirats arabes unis (10,1 Mds, 15,4% mais sans les réexportations), l’Inde (3,3 Mds, 5,1%) et les États-Unis (1,7 Mds, 2,5%).

La France occupe une place mineure dans les échanges irakiens, avec des exportations vers l’Irak de 417 M d’EUR et des importations en provenance d’Irak de 1,6 Md d’EUR en 2025.

Son déficit commercial avec l’Irak se résorbe légèrement, de -1,5 Md EUR à -1,2 Md EUR grâce à la baisse des prix du pétrole, qui réduit mécaniquement la valeur des importations irakiennes de pétrole brut. Les échanges se concentrent sur des niches : produits pharmaceutiques dont médicaments, produits chimiques, produits alimentaires, matériel électrique ou produits cosmétiques, où la France dispose d’un avantage comparatif. 

Au total, l’Irak recule au rang de 81ème client de la France, après une 77ème place en 2024. Parmi les pays de la région Proche et Moyen-Orient, l’Irak se classe 8ème client de la France, seulement devant Oman, l’Iran, le Yémen, les territoires palestiniens et la Syrie.

Source Ambassade de France en Irak 

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