Le 6 février, le ministre tunisien de la Défense a annoncé que la construction de cette barrière de sable et d’eau était terminée. Quels enjeux se cachent derrière ce mur ?
Au sud de la Tunisie a été érigé un mur de près de 200 kilomètres pour empêcher l’incursion de terroristes venus de Libye sur le territoire.
D’après le ministre tunisien de la Défense Farhat Horchani, il s’agit d’un « système d’obstacles », composé de monticules de sable et de tranchées d’eau, respectivement de plusieurs mètres de haut et de large.
Objectif de l’ensemble, rendre la frontière infranchissable pour les véhicules.
Un enjeu de taille : le tourisme
La structure, destinée à protéger le pays des 5 000 djihadistes présents en Libye, doit encore être équipée de matériels électroniques grâce à une aide de l’Allemagne et des Etats-Unis.
Déjà frappés par des attentats, la Tunisie cherche à se prémunir de nouvelle attaques, particulièrement préjudiciables au tourisme dans le pays.
A deux heures de route de la Libye, Djerba est une cible de choix que les autorités cherchent à protéger. En effet, le site représente près d’un quart des devises issues du tourisme au niveau national.
Position concernant une intervention
Le ministre de la Défense a profité de cette inauguration pour se prononcer concernant une éventuelle intervention internationale en Libye.
Selon Farbat Horchani, celle-ci doit s’opérer sous la couverture des Nations-Unies. Le ministre a cependant précisé que la Tunisie n’était pas favorable à la solution militaire.
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