Un an après sa réélection, avis de tempête pour Netanyahou ?
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Karl Demyttenaere
jeudi 17 mars 2016 Dernière mise à jour le Jeudi 17 Mars 2016 à 13:46

Le Premier ministre israélien, grand vainqueur des législatives du 17 mars 2015, est confronté à de nombreux défis économiques et politiques. Un an jour pour jour après son triomphe, l'heure est au bilan de son action.

Devenu chef de gouvernement pour la première fois il y a près de vingt ans, avec un premier mandat entre 1996 et 1999, Benjamin Netanyahou dirige aujourd’hui l’Etat Hébreu dans un contexte général difficile.

Gestion des récentes violences

Ces douze derniers mois ont été marqués par « l’Intifada des couteaux », ayant coûté la vie à 28 israéliens et 184 palestiniens.

D’après plusieurs sondages, 73% des israéliens ne sont pas satisfaits de la gestion de cette vague de violences par le leader du Likoud. Malgré tout, l’actuel Premier ministre peut s’appuyer sur une image « plus guerrière » que ces principaux concurrents : le travailliste Yitzhak Herzog et le centriste Yaïr Lapid, selon le célèbre éditorialiste du journal Haaretz, Yossi Verter

Une situation économique et diplomatique délicate

Dans le domaine économique, le gouvernement Netanyahou n’a pas d’avancée véritable à faire valoir. Le pays a connu un ralentissement de sa croissance à un rythme de 2,5% en 2015 et reste le 2ème pays de l’OCDE avec le plus haut taux de pauvreté (notre article sur les inégalités en Israël).

L’action à l’étranger du chef du gouvernement est sévèrement jugée par ses concitoyens. En effet, d’après un sondage du think tank Mitvim, les Israéliens jugent « médiocre » la relation avec l’allié américain. Un fait important puisque l’accord faisant d’Israël le plus grand bénéficiaire d’aides militaires des Etats-Unis (3 milliards de dollars annuels) se termine…

Côté Vieux continent, la relation avec Bruxelles s’est beaucoup détériorée, en particulier avec l’instauration l’hiver dernier de l’étiquetage des produits fabriqués dans les colonies de Cisjordanie.

Vers une relance du processus de paix ?

 La proposition de Paris d’organiser une conférence internationale cet été pour relancer le processus de paix au Proche-Orient a été accueillie froidement par le Premier ministre. Mais est-ce que cette initiative pourrait être l’opportunité qui manque au gouvernement Netanyahou pour regagner du prestige à l’international ?

 

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