Capture d’écran 2026 09 11 à 15.42.39
#Croissance #Economie #Entreprises #Institutions #EGYPTE
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Jeudi 17 Septembre 2026 à 06:43

Après deux années marquées par les tensions géopolitiques et les difficultés liées aux recettes en devises, l’économie égyptienne retrouve un rythme de croissance plus soutenu. Le Caire cherche désormais à consolider cette reprise et à réduire ses vulnérabilités économiques.

L’économie égyptienne a enregistré une croissance de 5,1 % au terme de l’exercice financier 2025/2026, clos le 30 juin, contre 4,4 % un an plus tôt, selon les données communiquées par le gouvernement le jeudi 3 septembre.

La dynamique a principalement reposé sur l’industrie manufacturière non pétrolière, le commerce et les télécommunications. À eux trois, ces secteurs ont représenté 48 % de la croissance totale de l’économie sur l’exercice, confirmant leur contribution à la reprise de l’activité.

L’industrie manufacturière non pétrolière a constitué le principal contributeur à la croissance, aussi bien au quatrième trimestre que sur l’ensemble de l’exercice. Cette reprise intervient alors que les autorités égyptiennes cherchent à renforcer la production locale et à réduire la dépendance de l’économie aux importations.

Le raffinage pétrolier a également enregistré un net rebond. L’activité a progressé de 22,4 % au quatrième trimestre et de 8,7 % sur l’ensemble de l’exercice, contribuant ainsi au redressement du secteur industriel.

Le canal de Suez, autre composante importante de l’économie égyptienne, a lui aussi amorcé une reprise après la forte contraction enregistrée en 2024/2025. Son activité a progressé de 33,8 % au quatrième trimestre et de 23,3 % sur l’ensemble de l’exercice, dans un contexte de reprise progressive du trafic maritime.

Le secteur des télécommunications et des technologies de l’information figure également parmi les principaux contributeurs à la croissance. Il a progressé de 24,3 % au quatrième trimestre, confirmant la place croissante des services numériques dans l’économie égyptienne.

Le tourisme a également soutenu l’activité. L’Égypte a accueilli 19,3 millions de visiteurs au cours de l’exercice, tandis que le secteur de l’hébergement et de la restauration a progressé de 6,5 %.

Une croissance qui résiste aux tensions régionales

Cette accélération intervient dans un contexte géopolitique difficile. Les autorités égyptiennes redoutaient notamment un ralentissement au dernier trimestre de l’exercice en raison des répercussions de la guerre entre les États-Unis et l’Iran. La progression de 4,7 % enregistrée sur cette période est donc présentée comme un signe de résilience de l’économie.

Malgré cette performance, les perspectives demeurent exposées aux risques macroéconomiques. Lors de sa dernière revue du programme égyptien, le FMI a reconnu la résilience de l’économie face aux répercussions de la guerre au Moyen-Orient, tout en appelant Le Caire à maintenir la discipline budgétaire, à conserver une politique monétaire suffisamment restrictive et à poursuivre les réformes structurelles.

L’institution prévoyait une croissance de 4,6 % pour l’exercice 2025/2026, avant un ralentissement à 4,4 % en 2026/2027. Elle estime notamment que les effets différés des tensions géopolitiques pourraient peser sur l’investissement et les coûts de financement.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *