L’Égypte ambitionne de porter la part des énergies vertes dans son mix électrique à 45 % d’ici 2028, tout en misant sur le développement de capacités de stockage à grande échelle pour stabiliser le réseau et y intégrer les énergies renouvelables intermittentes.
Le groupe chinois Huawei envisage d’installer des centrales de stockage d’énergie par batterie d’une capacité cumulée de 4 000 mégawattheures (MWh) en Égypte pour soutenir la stabilité et la flexibilité du réseau électrique pendant les périodes de pointe de la demande, tout en gérant l’intermittence des énergies renouvelables.
Le projet a été dévoilé le dimanche 23 août lors d’une rencontre entre le ministre de l’Électricité et des énergies renouvelables, Mahmoud Esmat, et le PDG de la filiale égyptienne de Huawei, Benjamin Houwei. Il prévoit la fabrication locale de systèmes de stockage d’énergie par batterie (BESS), des dispositifs qui permettent de stocker l’énergie électrique et de la réinjecter dans le réseau dès que la demande augmente, ainsi que l’installation d’un certain nombre de centrales autonomes de stockage à grande échelle (Utility scale) dans des emplacements sélectionnés à travers le réseau électrique national, selon un communiqué du ministère.
« Les projets BESS constituent l’un des piliers de la stabilité et de la flexibilité du réseau ainsi que de la garantie de la qualité de l’approvisionnement en électricité », a déclaré le ministre égyptien de l’Électricité et des énergies renouvelables, soulignant l’importance de développer les systèmes de stockage raccordés aux centrales solaires et aux parcs éoliens opérationnels dans le pays pour maximisant l’utilisation de l’électricité générée à partir de sources renouvelables.
Il a également fait savoir que le stockage d’énergie est devenu de plus en plus important à mesure que l’Égypte s’oriente vers une plus grande dépendance aux énergies renouvelables, et cherche à réduire sa dépendance aux combustibles conventionnels.
L’Égypte, qui vise 45 % d’énergies renouvelables dans son mix électrique d’ici 2028, comptait plus de 25 000 mégawatts (MW) d’installations énergétiques renouvelables déjà en service et en cours de développement en 2025, selon des données officielles.
Ce pays d’Afrique du Nord, qui cherche à se positionner comme un hub régional des énergies vertes, mise également sur l’exportation de l’électricité bas carbone et de l’hydrogène vert vers l’Europe, via de futurs corridors énergétiques euro-méditerranéens.
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