En marge du Sommet de la Méditerranée de l’entreprenariat en cette fin de semaine à Marseille, les organisateurs en ont profité pour officialiser le lancement de CoopMed : un fonds d’investissement destiné à financer l’économie sociale et solidaire (ESS) de la Méditerranée. Entretien avec l'un de ses administrateurs, Bruno Huss.
Bruno Huss, à gauche, est un des administrateurs du fonds CoopMed.
Après une première levée de fonds, CoopMed est aujourd’hui doté d’une capacité initiale d’investissement de 10,5 millions d’euros et ambitionne d’atteindre les 20 millions d’euros dans un second temps.
Avec pour objectif principal d’appuyer des acteurs financiers du Maroc, de l’Algérie, de la Tunisie, de l’Egypte ou encore du Liban et de la Palestine, principalement dans le secteur de l’économie sociale et solidaire (ESS), les coopératives et bien sur les micro-entrepreneur.
« L’objectif, c’est de voir comment, avec l’ingénierie et les moyens financiers dont on dispose, on peut mettre tout cela au service du développement de structures de l’ESS dans les pays du pourtour de la Méditerranée », explique Bruno Huss, l’un des administrateurs de CoopMed.
« Ce fonds est géré par une société de gestion, Teampulse, qui va, en relation avec les organismes de financement de ces pays, étudier un certain nombre de dossiers, les sélectionner, évaluer leur viabilité, car nous recherchons de la création d’emplois et le développement de ces territoires, et enfin leur prêter ou non les sommes demandées. »
Un cercle vertueux
L’objectif est donc de permettre aux entreprises sélectionnées de bénéficier d’effets de levier et ainsi d’avoir des capacités de développement qu’elles n’auraient pas eu toutes seules.
« Nous souhaitons également, grâce à ces effets de leviers, qu’une logique de cercle vertueux soit instaurée. C’est-à-dire, permettre à ces entreprises de bénéficier d’autres moyens financiers que les nôtres. Que des organismes de leur pays respectif mettent aussi la main à la poche. Comme des banques par exemple. Il faut créer une dynamique de financement », rajoute Bruno Huss.
Quelques projets déjà identifiés
Les projets privilégiés seront ceux relevant de l’économie sociale et solidaire et émanant des petites et moyennes entreprises.
« Mais nous allons essayer de permettre aux entreprises rurales, aux entreprises en démarrage, d’avancer. On essaie de privilégier ceux qui habituellement n’ont pas accès aux ressources bancaires classiques », poursuit l’administrateur.
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