Plus jeune, plus féminisé... le gouvernement tunisien dispose d'un nouveau visage. Portrait de ce nouveau visage.
Septième chef de gouvernement démocratique tunisien, Youssef Chahed (voir notre article) a officiellement annoncé la composition de son cabinet qui compte 24 ministères, 2 ministres délégués et 14 secrétaires d’Etat. Ce nouveau gouvernement promet d’être efficace au redressement de l’économie tunisienne en mettant l’accent sur la sécurité nationale liée au terrorisme, à la corruption et à la propreté de l’environnement tunisien.
« On a tenu à notre promesse (…) ce gouvernement est politique par excellence, jeune et fondé sur des compétences nationales sans oublier la présence remarquable du genre féminin » a souligné Youssef Chahed.
Mais toutes les promesses ne sont pas tenues comme la promesse d’un cabinet resserré avec finalement plus de dix portefeuilles supplémentaires.
Anciennement représenté par quatre partis, le gouvernement Chahed comptera cette fois six partis. Le parti politique islamiste Ennahdha, critiqué à de nombreuses reprises, remporte plusieurs portefeuilles dans le secteur de l’emploi, de l’économie, de l’industrie et du commerce.
Plus de femmes, plus de jeunes
Petit fils de Radhia Haddad, militante féministe tunisienne qui fût présidente de l’union nationale des femmes de Tunisie, Youssef Chahed avait promis une équipe gouvernementale féminisée afin de prôner l’égalité des sexes.
Il en résulte que, parmi les 26 ministres, le gouvernement compte désormais 8 femmes dont 6 ministres et 2 secrétaires d’Etat comme par exemple Samira Meraï qui est désignée ministre de la Santé.
Par ailleurs, la majorité des membres du gouvernement ont moins de 50 ans dont 5 ministres ayant moins de 35 ans.
De plus, deux ministres indépendants font leurs entrées remarquées avec l’ancien ministre de la Défense, Ghazi Jeribi, remercié officiellement par l’ancien chef du gouvernement Mehdi Jomaa ,qui prendra la place de Omar Mansour en tant que ministre de la Justice. De même que Lamia Zribi, issue du secteur bancaire qui sera ministre des Finances tunisiennes du gouvernement Chahed.
Parmi les politiques qui conservent leurs portefeuilles, Hedi Majdoub qui conserve sa place de ministre de l’Intérieur, Néji Jelloul au ministère de l’Education ainsi que Farhat Horchani, successeur de Ghazi Jeribi en tant que ministre de la Défense.
La liste des ministres du gouvernement Youssef Chahed :
Ministre de l’Intérieur : Hédi Majdoub
Ministre des Affaires étrangères : Khémaies Jhinaoui
Ministre de la Justice : Ghazi Jéribi
Ministre de la Défense nationale : Farhat Horchani
Ministre du Transport : Anis Ghedira
Ministre des Finances : Lamia Zribi
Ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale : Fadhel Abdelkefi
Ministre des Affaires locales et de l’Environnement : Riadh Mouakher
Ministre de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche : Samir Taieb
Ministre de l’Industrie et du Commerce : Zied Ladhari
Ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance : Oubaid Briki
Ministre de l’Équipement, de l’Habitat et de l’Aménagement territorial : Mohamed Salah Arfaoui
Ministre du Tourisme et de l’Artisanat : Selma Elloumi Rekik
Ministre de l’Énergie, des Mines et des Énergies renouvelables : Héla Cheikhrouhou
Ministre des Technologies de la Communication et de l’Économie numérique : Anouar Maarouf
Ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance : Naziha Laabidi
Ministre de la Jeunesse et des Sports : Majdouline Cherni
Ministre de la Culture : Mohamed Zine El Abidine
Ministre de la Santé publique : Samira Marai
Ministre des Affaires sociales : Mohamed Trabelsi
Ministre de l’Éducation : Neji Jallou
Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique: Slim Khalbous
Ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi : Imed Hammami
Ministre des Affaires religieuses : Abdeljelil Ben Salem
Ministre auprès du Chef du gouvernement chargé des relations avec l’ARP : Lyed Dahmani,
Ministre chargé des relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et des droits de l’homme : Mehdi Ben Gharbia
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