La transition générationnelle dans les entreprises familiales au Liban
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Ecomnews Med Redaction
vendredi 30 décembre 2016 Dernière mise à jour le Vendredi 30 Décembre 2016 à 09:01

Les entreprises familiales accaparent la part du lion dans l’économie libanaise avec plus de 90% du tissu entrepreneurial (et 85% dans les pays du Levant). Pour assurer leur pérennité, ces firmes à taille humaine sont amenées à gérer plusieurs problématiques relatives aux jeux de pouvoir familiaux et à la transition générationnelle. C’est en substance ce que relève l’association FBN Levant qui revient sur les différentes facettes de la transmission du pouvoir dans les entreprises familiales au Liban. Compte rendu…

Gouvernance, transmission de fonds, actionnariat et gestion… pour gérer avec succès une entreprise familiale, il est souvent recommandé de prendre des mesures préventives et de nommer une personne extérieure qui apportera toujours un regard objectif et indépendant sur les éventuels conflits.

Selon une étude réalisée par l’association Family Business Network et dont les résultats on été dévoilés devant une centaine de gérants d’entreprises familiales lors de sa cérémonie de lancement à Sin El-Fil, « seules 30% des entreprises familiales dans le monde sont reprises avec succès par les descendants de leurs fondateurs, tandis qu’environ 12 % d’entre elles survivent à la 3e génération ».

Pour mener à bien la transmission du flambeau, l’association recommande de faire appel à un expert en recrutement afin d’évaluer objectivement et avec pragmatisme les compétences de la nouvelle génération et les considérer comme des candidats externes. Selon FBN, c’est le principal gage de pérennité.

Fonds d’investissement et patrimoine privé

« Depuis 2011, la part de jeunes (entre 18 et 21 ans) ayant exprimé leur volonté de reprendre l’activité familiale a baissé à 30 %. Ces derniers sont intéressés par un marché de l’emploi de plus en plus attractif », a averti Alexis du Roy de Blicquy, PDG de FBN International.

Si les jeunes de la génération suivante se montrent moins réceptifs à l’affaire familiale, il est préférable de leur constituer un fonds d’investissement leur permettant de mener leurs propres projets ailleurs et de faire appel à des candidats externes pour la gestion de l’entreprise.

En outre, la construction d’un patrimoine privé indépendant de l’entreprise familiale augmentera la marge de manœuvre au moment de la transition générationnelle. « Dans ce cas, la société crée un fonds d’investissements qu’elle alimente en prélevant un quote-part sur ses bénéfices. Ce fonds sera ensuite destiné à financer les start-up des membres de la famille ne souhaitant pas intégrer le management de la société », conclut Nabil Zakhia, l’avocat d’affaires de l’association FBN.

Pour en savoir plus sur l’économie libanaise, découvrez notre vidéo avec l’ensemble des chiffres clés du Liban :

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