Le Liban mise sur 10 milliards de dollars d’investissements étrangers pour gérer la crise migratoire qui le touche.
Un habitant sur quatre au Liban est un réfugié syrien, ce qui met en péril le fragile équilibre du pays. En effet, peu plus million de réfugiés syriens vivent au Liban depuis le début de la guerre syrienne en 2011 selon le Haut commissariat aux réfugiés (HCR).
Selon l’Ambassade de France, le Liban a reçu 1,3 milliard d’euros d’aide internationale en 2015 : il s’agit du pays le plus aidé au monde par habitant. Au 30 septembre 2016, le HCR comptabilisait aussi plus de 4,7 millions de réfugiés syriens dans les pays limitrophes.
Un défi et un risque
Le ministre du travail libanais a exposé un plan de retour « dans des zones relativement sécurisées en Syrie » de plus d’un million de Syriens sur deux ans. Le Premier ministre libanais Saad Hariri est allé à New York, à l’ONU, présenter ce plan en expliquant que « cet afflux soudain et colossal de réfugiés comporte des risques immenses pour notre stabilité, notre sécurité, notre économie et nos services public ».
Lors d’une conférence qui se tenait à Beyrouth à la mi-janvier,, le Premier ministre libanais était alarmé par la crise que traverse le pays. Il a estimé que les investissements étrangers, jusque là insuffisants, devraient s’élever d’ici les trois prochaines années de « 8 à 10 milliards de dollars ».
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