L'Algérie enregistre une production de céréales de 3,5 millions de tonnes en 2017
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Ecomnews Med Redaction
lundi 16 octobre 2017 Dernière mise à jour le Lundi 16 Octobre 2017 à 14:48

Lors d’un point presse le ministre algérien de l’agriculture a annoncé que la production céréalière du pays s’est établi à 3,5millions de tonnes pour la saison 2016-2017.

L’Algérie reste en grande partie dépendante des importations de céréales.

Le secteur qui occupe 3,5 millions d’hectares connaît cette année une hausse de 3% de sa production par rapport à l’an dernier. En effet la récolte s’était élevée à 3,34 millions de tonnes en 2016, soit 160.000 tonnes supplémentaires pour l’exercice 2017.

Le ministre algérien de l’Agriculture Abdelkader Bouazghi analyse « un niveau de production acceptable , mais qui demeure moyen par rapport à la production enregistrée ces dernières années ». Car malgré la hausse enregistrée, la production reste loin du niveau de 2015 estimé à 4 millions de tonnes, ou encore du record affiché en 2009 avec 6,12 millions de tonnes .

Vers l’autosuffisance en blé dur?

C’est en tout cas le souhait du gouvernement algérien, et le défi que doit relever l’Office algérien interprofessionnel des céréales (OAIC) et son directeur général Belabid Mohamed. L’Algérie reste largement dépendante des importations « l’an dernier le gouvernement a débloqué 3 Milliards de dollars pour importer des céréales, dont un pour le blé dur » souligne le directeur général en marge d’une réunion d’évaluation de la saison au siège de l’OAIC.

Pour répondre à cette problématique le gouvernement entend continuer sa politique « en amont et en aval de la branche de la céréaliculture » souligne le ministre algérien de l’agriculture. Les deux responsables affichent une certaine confiance « nous avons réduit la facture de deux à un milliard pour l’importation du blé dur, avec les moyens à disposition nous devrions atteindre l’objectif de l’autosuffisance » précise le directeur général de l’OAIC. En effet, ce ne sont pas moins de 2,4 millions de quintaux de semences certifiées qui ont été mobilisés par l’organisme algérien. De plus le gouvernement prévoit d’élargir la superficie des terres irriguées pour passer de 1,3 million à 2 millions d’hectares.

Reste la question du blé tendre (farine) sur la table, le changement des habitudes alimentaires fait augmenter la demande chaque année, et l’autosuffisance en blé dur ne saurait à elle seule réduire la facture des importations du pays.

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