oeN8t
#AlSissi #Cooperation #CoreeDuSud #Energie #EGYPTE
Agence Ecofin
Hier Dernière mise à jour le Mardi 20 Octobre 2026 à 12:44

Entre hausse des besoins énergétiques et le recul de la production gazière, l’Égypte fait face à un double défi de sécurisation de l’approvisionnement et de modernisation de ses infrastructures. Le pays cherche à approfondir sa coopération énergétique avec Séoul.

Les présidents sud-coréen Lee Jae-myung et égyptien Abdel Fattah al-Sissi, ont supervisé à Séoul, jeudi 8 octobre, la signature de deux protocoles d’accord (MoU) dans le secteur de l’énergie. La cérémonie est intervenue en marge d’une visite officielle de trois jours du Chef de l’État égyptien en Corée du Sud, la première depuis 2016.

Le premier protocole porte sur l’énergie propre. Il prévoit un échange de politiques publiques et d’informations sur le solaire, l’éolien, la biomasse, la production d’énergie à partir des déchets et l’usage pacifique du nucléaire.

Le second accord cible les réseaux de transport et de distribution d’électricité. Il mentionne la rénovation des équipements vieillissants ainsi que le développement de lignes à courant continu haute tension (HVDC) et de systèmes de stockage d’énergie (ESS). Il prévoit aussi l’identification de projets conjoints et le partage d’expériences en matière de politiques et de technologies.

Ces documents signés par le ministre coréen du Climat, de l’Énergie et de l’Environnement, Kim Sung-Hwan et le ministre égyptien des Affaires étrangères, de l’Émigration et des Affaires des expatriés, Badr Abdelatty, s’inscrivent dans un ensemble de 12 textes de coopération signés ou révisés.

Un cadre général sans montants ni calendrier

Les deux MoU établissent un cadre de coopération, sans annoncer à ce stade de projet d’investissement précis. Sung-Hwan indique que les deux pays veulent notamment développer des projets conjoints et élargir les échanges entre leurs institutions et entreprises. Le communiqué ne précise toutefois ni montant d’investissement ni projet attribué à une entreprise précise.

La Corée du Sud est déjà active en Egypte au niveau de la centrale nucléaire d’El Dabaa à travers Korea Hydro and Nuclear Power (KHNP). L’entreprise a signé en 2022 un contrat de 2,25 milliards de dollars avec Atomstroyexport, filiale de Rosatom, pour fournir des équipements et construire les îlots turbines d’El Dabaa. Doosan Enerbility a ensuite signé avec KHNP un contrat de 1,2 milliard de dollars pour construire les structures des îlots turbines.

Cette nouvelle coopération intervient alors que l’Égypte fait face à une forte hausse du coût de ses importations énergétiques. Le Premier ministre égyptien Mostafa Madbouly a déclaré en mars dernier que la facture mensuelle des importations de gaz naturel était passée d’environ 560 millions à 1,65 milliard de dollars depuis le déclenchement du conflit entre les États-Unis, Israël et l’Iran.

En juillet, Reuters a rapporté que l’Égypte négociait avec plusieurs groupes énergétiques, dont Shell, TotalEnergies et BP, des contrats d’approvisionnement en GNL sur plusieurs années. Selon trois sources citées par l’agence, Le Caire cherchait à sécuriser 15 à 18 cargaisons par mois pendant au moins trois ans, dans un contexte de baisse de sa production gazière et de hausse de la demande intérieure.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *