Les perspectives de croissance du Maroc restent favorables, soutenues par la performance du secteur agricole et la poursuite des investissements publics. À moyen terme, cette dynamique devrait se maintenir à des niveaux solides, avec une croissance projetée à 4,5 % en 2027.
Le Fonds monétaire international (FMI) anticipe une croissance du produit intérieur brut (PIB) réel du Maroc à 4,4 % en 2026. L’institution l’a annoncé lundi 23 mars, à l’issue de la consultation au titre de l’article IV, couplée à l’examen à mi-parcours de l’accord de ligne de crédit flexible conclu avec le Maroc.
Cette projection repose notamment sur la reprise de l’activité économique, soutenue par le secteur agricole ainsi que par la poursuite des investissements publics. « L’augmentation des investissements publics offre des opportunités pour une croissance plus soutenue et la création d’emplois, à condition que les risques soient bien maîtrisés et que le capital humain soit renforcé », souligne le communiqué.
L’inflation, actuellement faible, devrait augmenter temporairement au cours de l’année sous l’effet de la hausse des prix de l’énergie, avant de se stabiliser autour de 2 % à moyen terme.
Le FMI souligne que cette dynamique pourrait favoriser une amélioration progressive de l’activité économique, à condition que les autorités maintiennent des politiques macroéconomiques prudentes et poursuivent les réformes structurelles. La consolidation budgétaire, combinée à une meilleure mobilisation des recettes, devrait également permettre de dégager des marges pour les dépenses sociales et les investissements prioritaires.
Cependant, note l’institution « les perspectives de croissance à court terme sont assombries par le conflit qui sévit actuellement au Moyen-Orient, lequel affecte le Maroc principalement par le biais de perturbations sur les marchés mondiaux des matières premières et d’un affaiblissement de la demande mondiale dans un contexte d’incertitude accrue à l’échelle mondiale ».
Une prévision plus optimiste de la Banque centrale
Ces perspectives contrastent avec celles de la Banque centrale marocaine, qui anticipe une croissance plus soutenue. A l’issue de la réunion de son conseil mardi 17 mars à Rabat, elle prévoit une croissance de 5,6 % en 2026, dans un contexte de renforcement des investissements publics et de poursuite des réformes structurelles.
Le projet de Loi de finances 2026 prévoit à cet effet une hausse des dépenses d’investissement, orientées vers les infrastructures de transport, la modernisation logistique, les services publics et l’agriculture, afin de soutenir l’activité, attirer les capitaux privés et stimuler l’emploi.
Selon le FMI, la croissance devrait se maintenir à des niveaux soutenus, avec des projections de 4,5 % en 2027 (3,5 % selon la Banque centrale du Maroc) et de 4 % à moyen terme, sous réserve d’une normalisation de la production agricole et d’une participation accrue du secteur privé aux investissements dans les infrastructures.





















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