Les réserves en devises de la Banque d’Israël s’élevaient à 90,6 milliards de dollars fin décembre 2015, une partie d’entre elles étaient placées en actions françaises. Quelle est la stratégie globale de l'institution pour ses placements ?
Dans un récent rapport de 41 pages intitulé « Investissement des réserves en devises – bilan 2015 », la Banque d’Israël explique investir depuis 2012 dans des devises à l’étranger sur les marchés financiers des Etats-Unis, de l’Allemagne et de la France.
En 2015, l’Etat Hébreux a fait le choix de la diversification et a élargi ses investissements financiers aux marchés japonais, coréen et hongkongais.
La France en 7ème position
Aujourd’hui, les trois principaux bénéficiaires de ces placements en actions sont les Etats-Unis (62%), l’Allemagne (31%) et le Japon (6%).
Si la France fait toujours partie des sept pays choisis par le Banque d’Israël pour ses placements en devises, ces derniers restent très faibles. En 2015, ils ne représentaient que 0,3% du total des placements globaux d’Israël et s’élevaient à 25 millions d’euros.
A titre de comparaison, ces réserves françaises atteignaient 140 millions d’euros en 2014, soit 2,5% des placements israéliens à l’étranger.
A noter que, ce portefeuille d’investissement est essentiellement composé d’obligations d’Etat en dollars, euros et livres sterling (84,8%), d’actions (9,2%) et d’obligations d’entreprises (6%).
Pourquoi des réserves ?
Dans ce rapport, la Banque d’Israël répond à l’une des questions que se posent bon nombre de ressortissants de l’Etat Hébreu : quelle est l’utilité de ces réserves placées à l’étranger ? La réponse de la banque centrale israélienne est triple :
- Les réserves servent d’approvisionnement en cash en cas de crise majeure telles que des guerres ou des catastrophes naturelles.
- Elles permettent également à l’institution d’intervenir sur les marchés pour influencer le taux de change de la monnaie israélienne (shekel)
- Elles jouent un rôle dans la stabilité économique du pays car elles permettent d’éviter de brusques mouvements de capitaux entrant ou sortant d’Israël.
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