Alors que le chômage des jeunes reste un défi majeur et que les systèmes éducatifs cherchent à mieux répondre aux besoins du marché du travail, Alger et Rome unissent leurs forces pour renforcer la formation universitaire et développer des compétences adaptées aux exigences du XXIᵉ siècle.
À Alger, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Kamel Baddari, a présidé le jeudi 22 janvier la cérémonie de signature d’accords de jumelage et de partenariat entre plusieurs universités algériennes, l’Université de Gênes et l’Agence pour l’économie et le développement financier de la région de Ligurie en Italie. Ces accords concernent les universités de Médéa, Ouargla, Tlemcen, Oran 1, Constantine 3, l’Université des Sciences et de la Technologie Houari‑Boumediene et l’École nationale Polytechnique d’El Harrach.
Pour le ministre algérien, cette initiative vise à « renforcer la coopération et les échanges dans le domaine de la recherche et du transfert d’expertise en matière d’entrepreneuriat, de start‑up et d’incubateurs d’entreprises, tout en encourageant la mobilité entre les deux parties au profit des composantes de la communauté universitaire ». Le recteur de l’Université de Gênes, Federico Delfino, a salué l’ouverture de son établissement à l’élargissement de la coopération scientifique et l’intérêt d’intégrer des programmes conjoints d’innovation et de créativité entre les deux pays.
Ces accords interviennent alors que le marché du travail algérien reste marqué par un fort décalage entre formation et emploi. Selon l’Office national des statistiques, le taux de chômage s’élevait à 12,7 % fin 2024, avec 29,3 % des jeunes de 16 à 24 ans sans emploi et plus de 31 % des chômeurs titulaires d’un diplôme supérieur, révélant les limites de l’adéquation des compétences aux besoins économiques.
L’Université de Gênes se positionne comme un acteur académique majeur en Italie et à l’international. Elle figure parmi les 300 meilleures universités mondiales selon le classement CWUR 2025 et se situe dans le top 1,4 % des établissements universitaires dans le monde. Dans le QS World University Rankings 2026, elle progresse encore, ce qui témoigne de sa dynamique positive.
Avec plus de 32 000 étudiants, de nombreux programmes de mobilité et une politique active de coopération internationale, l’université valorise la recherche, l’innovation et l’ouverture sur le monde, offrant un cadre privilégié pour des partenariats académiques comme celui conclu avec l’Algérie.





















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