Le projet entre dans le cadre d’une stratégie de développement du secteur minier pour diversifier l’économie algérienne et réduire sa forte dépendance à l'égard des hydrocarbures, qui représentent plus de 90 % des exportations et près de la moitié des recettes de l'Etat.
Le Premier ministre algérien, Sifi Ghrieb, a donné, le 17 mars, le coup d’envoi de l’exploitation d’une importante mine de zinc et de plomb, qui marque une étape importante de la stratégie nationale de développement du secteur minier.
Situé dans la wilaya de Béjaïa, dans le Nord-est du pays, le gisement recèle 54 millions de tonnes de minerais bruts, dont 34 millions sont directement exploitables. Il devrait produire 2 millions de tonnes de minerais bruts par an, qui seront traités localement pour extraire environ 170 000 tonnes de zinc et 30 000 tonnes de plomb, selon une présentation faite par la Société nationale de recherche et d’exploitation minière (Sonarem).
L’exploitation de la mine a été attribuée à la Bejaia Zinc and Lead (BZL), une société mixte algéro-australienne composée de l’Entreprise nationale des produits miniers non-ferreux et des substances utiles (ENOF), de l’Office national de recherche géologique et minière (ORGM) et de la compagnie minière australienne Terramin.
Le projet, qui nécessite des investissements d’un montant cumulé de 471 millions USD, devrait satisfaire pleinement les besoins de l’industrie algérienne, tout en générant un excédent destiné à l’exportation.
L’exploitation de ce gisement entre dans le cadre d’une stratégie visant à faire du secteur minier un levier stratégique du développement et de diversification de l’économie nationale. La mine constitue le deuxième grand projet intégré à entrer en phase opérationnelle cette année, après la mise en exploitation du gisement de fer de Gara Djebilet (Sud-ouest) en février dernier.
Le développement de l’industrie minière, qui ne représente actuellement qu’environ 1 % du PIB de l’Algérie, devrait aider le pays à réduire sa dépendance historique à l’égard des hydrocarbures. Le Parlement algérien avait adopté, en juin 2025, une loi autorisant les sociétés étrangères à détenir jusqu’à 80 % des parts dans les projets miniers, afin d’attirer davantage d’investissements dans ce secteur.
Le texte prévoit également la simplification des procédures administratives, la réduction des délais pour l’octroi des autorisations et titres miniers, la garantie de la transparence dans l’attribution des concessions minières, et le libre accès à l’information géologique.





















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