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Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Lundi 13 Avril 2026 à 08:57

Alors que le trafic est perturbé dans le détroit d’Ormuz, les autorités égyptiennes ont proposé le mois dernier, le recours à l’oléoduc SUMED comme alternative logistique.

Les flux de pétrole transportés via le pipeline SUMED en Égypte ont augmenté d’environ 150 % depuis le début du conflit impliquant l’Iran, a rapporté le mercredi 1er avril Arabian Gulf Business Insight. Cette évolution s’inscrit dans un contexte de recours accru à cette infrastructure.

Selon cette source, cette progression s’explique par la redirection d’une partie des cargaisons du golfe Persique vers cette voie terrestre. Le pipeline permet en effet d’acheminer du brut entre Ain Sokhna, sur la mer Rouge, et Sidi Kerir, sur la côte méditerranéenne. D’après les données officielles, l’infrastructure exploitée par Arab Petroleum Pipelines Company dispose d’une capacité d’environ 2,5 millions de barils par jour.

Concrètement, une partie du pétrole du Golfe est acheminée vers la mer Rouge, notamment via des infrastructures saoudiennes, avant d’être injectée dans le pipeline SUMED, rapporte Asharq Al-Awsat. Ce schéma est utilisé pour contourner le détroit d’Ormuz, principal point de passage des exportations du Golfe.

Selon l’Agence France Presse (AFP) citant des données de Kpler, le trafic dans le détroit par lequel transite habituellement environ 20 % du pétrole mondial, a reculé de 95 % depuis le début des tensions.

Comme l’a rapporté Agence Ecofin début mars, les autorités égyptiennes ont proposé le recours à l’oléoduc SUMED comme alternative logistique face aux tensions régionales. Le pays cherche ainsi à mettre en avant ses infrastructures pour le transit du pétrole entre la mer Rouge et la Méditerranée.

Certaines compagnies choisissent de contourner la zone en passant par le cap de Bonne-Espérance, au sud de l’Afrique. Un détour qui allonge les distances entre l’Asie, le Moyen-Orient et l’Europe, entraînant aussi une hausse des délais de livraison et des coûts du transport.

Selon les informations officielles publiées lundi 30 mars, une commission parlementaire iranienne a donné son feu vert pour un projet visant à imposer des droits de passage aux navires transitant par le détroit d’Ormuz. Le texte prévoit d’interdire l’accès aux navires américains, israéliens et à ceux des pays appliquant des sanctions contre l’Iran.

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