Le Maroc poursuit les investissements dans ses infrastructures portuaires. L’un des objectifs de cette démarche est d'accroître les capacités de réception et de stockage des hydrocarbures, afin d'accompagner la croissance de la demande nationale.
Le Maroc poursuit le renforcement de sa chaîne logistique d’approvisionnement en hydrocarbures. Dernière illustration en date de cette démarche, la concession à Marsa Maroc du poste pétrolier 8 Bis au port de Jorf Lasfar, une infrastructure qui ajoutera, à partir du premier trimestre 2029, une capacité annuelle de 4,6 millions de tonnes pour le traitement des vracs liquides.
Attribué pour une durée de 30 ans à l’issue d’un appel d’offres de l’Agence nationale des ports (ANP), le contrat prévoit que Marsa Maroc assure la conception, le financement, la construction, l’équipement et l’exploitation commerciale du nouveau terminal. Doté d’un quai de 71 mètres et d’un tirant d’eau de 16,5 mètres, celui-ci viendra renforcer les capacités du port, où sont déjà implantés des sites stratégiques, notamment des unités de stockage d’hydrocarbures, des installations du groupe OCP (Office Chérifien des Phosphates), et une centrale thermique.
Au-delà de ce projet, l’investissement s’inscrit dans une stratégie plus large visant à sécuriser l’approvisionnement énergétique du Royaume chérifien. Avec une prodution pétrolière marginale, ce dernier couvre encore près de 90 % de ses besoins énergétiques par les importations. Les autorités misent certes sur les campagnes d’exploration offshore engagées au large d’Agadir, Essaouira, Tarfaya et Dakhla, mais celles-ci n’ont pas encore permis de réduire cette dépendance.
En attendant d’éventuelles découvertes commerciales, Rabat privilégie donc le renforcement de ses capacités logistiques. Outre Jorf Lasfar, le complexe portuaire de Nador West Med prévoit de traiter jusqu’à 25 millions de tonnes d’hydrocarbures par an, une fois pleinement opérationnel. Ces investissements s’inscrivent par ailleurs dans la feuille de route portuaire horizon 2030, qui ambitionne de porter la capacité portuaire nationale à 390 millions de tonnes, contre 300 millions en 2025, pour soutenir la croissance du trafic.
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