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Agence Ecofin
lundi 19 octobre 2026 Dernière mise à jour le Lundi 19 Octobre 2026 à 13:40

L’Algérie cherche à développer une industrie automobile intégrée au-delà du simple assemblage. Pour y parvenir, Alger mise sur la refonte des règles d’intégration locale et sur des allègements fiscaux destinés aux sous-traitants, afin de renforcer le tissu industriel national et d’attirer de nouveaux projets.

Le 13 octobre 2026, Farid Kourtel, ministre de l’Industrie, a reçu une délégation du constructeur automobile américain General Motors (GM), conduite par Rohan Fernandes, président du conseil d’administration et directeur général de l’entreprise pour l’Afrique. Selon un communiqué du ministère, les échanges ont porté sur les perspectives de coopération dans l’industrie automobile et les possibilités de partenariats industriels en Algérie.

Les deux parties ont notamment évoqué les moyens de tirer parti de l’expertise de GM pour développer la production locale, renforcer la sous-traitance industrielle et accroître l’intégration nationale. À ce stade, aucun investissement, projet d’usine ou calendrier de réalisation n’a toutefois été annoncé à l’issue de cette rencontre.

L’Algérie accélère la localisation de la production automobile

Les discussions avec General Motors interviennent alors que l’Algérie cherche à renforcer les capacités de production de sa filière automobile et à réduire sa dépendance aux composants importés. Cette ambition se traduit par le développement d’un réseau de fournisseurs locaux et la multiplication des partenariats avec des constructeurs étrangers, afin d’accroître la fabrication de véhicules et de pièces sur le territoire national.

Le 24 septembre 2026, le Premier ministre, Sifi Ghrieb, a inauguré à Tissemsilt l’unité General Plastic Injection (GPI), spécialisée dans la production de pièces et de composants plastiques techniques destinés à l’industrie automobile. Selon les autorités, sa mise en activité doit contribuer à élargir la base des fournisseurs locaux et à intégrer davantage les entreprises algériennes dans les chaînes d’approvisionnement des programmes de montage automobile.

Parallèlement, de nouveaux projets de fabrication de véhicules sont en préparation. En août 2026, Hyundai a confirmé l’intégration de l’Algérie dans sa stratégie de développement à l’horizon 2030, avec un projet d’usine d’assemblage dont l’investissement est estimé à 400 millions de dollars. Le constructeur sud-coréen prévoit un démarrage de la production en 2027, mais attend encore les autorisations définitives pour engager les travaux.

Un peu plus tôt, en juillet 2026, l’allemand Opel Automobile GmbH et la holding algérienne AGM Holding ont signé un protocole d’accord en vue d’intégrer une unité locale de fabrication de moteurs au futur dispositif industriel de la marque en Algérie. Cette initiative accompagne le projet d’usine Opel annoncé en janvier par le groupe Stellantis, qui entend ainsi développer ses capacités de production locale. Déjà présent dans le pays avec son usine Fiat de Tafraoui, le groupe poursuit le renforcement de son implantation industrielle en Algérie.

De nouvelles dispositions prévues pour renforcer la compétitivité

Au-delà de l’attraction de nouveaux constructeurs, le développement d’une filière automobile intégrée suppose également de renforcer la compétitivité des sous-traitants locaux. C’est dans cette perspective que s’inscrivent les mesures prévues dans le projet de loi de finances (PLF) pour 2027, qui entend revoir le régime fiscal et douanier applicable aux entreprises des industries mécaniques, électroniques et électriques.

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