Crise syrienne, produits européens concurrents... les agriculteurs du Liban sont confrontés à un contexte difficile pour leurs exportations.
Même si les statistiques officielles de l’année écoulée ne devraient être révélées qu’en février, la direction du syndicat des agriculteurs au Liban annonce déjà un bilan douloureux.
Selon l’organisme, les exportations de pommes et d’agrumes a terminé 2015 en baisse de plus de 30%.
Un trajet long et coûteux
Le secteur souffre en particulier de la fermeture depuis avril du poste frontière syro-jordanien de Nassib, qui permettait aux agriculteurs d’exporter vers les pays du Golfe.
Ces marchés absorbent en effet près de 70% des fruits et légumes libanais, qui doivent à présent transiter par la mer. Pour la même quantité, le coût peut grimper de 2 700 euros en partant de Tripoli pour acheminer les produits vers les ports de Douba (Arabie saoudite) et d’Aqaba (Jordanie).
De plus, sur ces marchés, les agriculteurs libanais doivent faire face à la concurrence de leurs homologues européens.
Il s’agit d’une conséquence de la décision des autorités russes, suite à la crise ukrainienne, de boycotter les produits agricoles venant de l’Union européenne, qui doivent ainsi trouver d’autres débouchés.
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