Repéré par le classement des trente trentenaires qui comptent du magazine Forbes, Rami Rahal, jeune libanais de 29 ans, est le cofondateur de Blue Cloud Ventures (BVC). En 4 ans, il a réussi à lever 67 millions de dollars. Retour sur son impressionnante trajectoire.
C’est au cours de sa formation en ingénierie mécanique à l’université américaine de Beyrouth que le libanais découvre sa vocation.
Après un stage en finance chez Merill Lynch, une banque d’investissement américaine, le jeune homme originaire de Baabda comprend qu’il veut s’orienter vers ce domaine.
Face au manque de débouchés au Liban, il décide de partir à New-York pour y suivre un master spécialisé en management et ingénierie financière à l’université de Columbia.
Rapidement, il prend goût à l’investissement en capital-risque et s’en justifie : « toutes les grandes compagnies technologiques comme Apple ou Google ont, à un moment ou à un autre, été financées par des investisseurs en capital-risque ».
Une ascension fulgurante
A 25 ans seulement, et après avoir passé un semestre chez Madison Park Group, une petite banque d’investissement spécialisée dans le financement des compagnies technologiques, il parvient à convaincre Mir Arif, le propriétaire de la banque, de s’associer à lui pour créer une société de capital-risque : Blue Cloud Ventures.
Après une levée de 12 millions de dollars, ils lancent leur premier fonds et investissent dans 10 compagnies en phase de croissance ou phase de croissance avancée à hauteur d’environ 1 million de dollars par entreprises contre des participations située entre 0,5 et 5%.
Une stratégie innovante
Car c’est bien là l’idée ingénieuse de Rami : contre la stratégie du « spray en pray » qui consiste à investir des petits montants dans des centaines de start-up, lui préfère investir dans des entreprises déjà développées.
« Cette stratégie est bien moins risquée car les entreprises sont déjà stables, ce qui permet un retour sur investissement de 20 à 30 % par an, des retours qui sont d’ailleurs plus rapides – de 1 à 4 ans contre 6 à 10 ans pour de jeunes start-up », explique-t-il. La stratégie est rapidement payante, le taux de rendement dégagé s’élevant à 39% du fonds.
Encore des projets
Début 2014, BCV lance son deuxième fonds et lève plus de 55 millions de dollars. Si la stratégie reste identique, les investissements, eux, augmentent et passent de 2 à 7 millions de dollars contre un pourcentage du capital oscillant entre 2 et 10%.
Rien ne semble pouvoir arrêter l’ambition prometteuse de ce jeune libanais puisque une troisième levée de fonds est d’ores et déjà prévue. Le fonds créé, institutionnel, pourrait avoisiner les 200 millions de dollars.
Pour aller plus loin, retrouvez l’article de Forbes (en anglais) ici.
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