Quel est l'avis de l'agence Moodys concernant l'économie égyptienne ?
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Selim Ben Taziri Rosa
lundi 19 septembre 2016 Dernière mise à jour le Lundi 19 Septembre 2016 à 07:37

Avec une récession de son économie, l’Egypte se voit tout de même attribué une bonne note par la célèbre agence de notation new-yorkaise Moodys.

 

L’entrée de la Banque centrale égyptienne

Une publication par l’agence de notation de crédit « Moody’s investor service » a attribué la note de B3 à l’Egypte pour ses « Emissions à long terme et aux obligations senior non garanties » le 19 Aout dernier.

L’évaluation de Moodys mesure la sécurité de la dette dans le marché obligataire. La notation est évaluée de A à C, où A est la plus haute qualité et C la plus faible. Cette évaluation s’est sans doute basée sur un accord entre le gouvernement Egyptien et le fonds Monétaire International (FMI) qui fut scellé le 11 Aout dernier. A travers cette accord, l’Egypte s’engage à garantir un prêt de 12 milliards de dollars.

L’accord est perçu par l’agence américaine de notation Moodys comme un moyen de soutenir la dette en atténuant les pressions par rapport aux liquidités extérieures égyptiennes.

Projet de Réformes

Cette notation est aussi un bon moyen de promouvoir l’agenda de réformes lancé par Med & Gulf initiative.

Ce projet traitant les opportunités d’affaires dans la zone méditerranéenne et du Golf est organisé par ISPI et Intesa Sanpaolo. Il inclut un grand nombre de conférences internationales qui rassemblera des représentants d’institutions et des organisations internationales.

Cette édition est dévouée à l’agenda des réformes économiques de l’actuel gouvernement Egyptien.

Une économie en récession

Margé les efforts égyptiens à la mise en œuvre des réformes budgétaires et économiques au cours de l’année, Moodys explique que la note reflète une fluctuation des pressions envers les obligations égyptiennes qui a subi des hauts et des bas.

Le B3 attribué à l’économie égyptienne reflète des défis structurels profonds dénonçant de très faibles finances publiques et une position fragile des paiements extérieurs qui ont provoqué l’appauvrissement des affaires et un frein considérable au développement.

La déclaration a également rationalisé le classement basé sur le système bancaire Egyptien. Il a été en mesure de fournir un soutien financier pendant une période compliquée et de réduire le risque immédiat d’une crise financière.

Avec un déficit budgétaire atteignant les 12% du Produit intérieur Brut (PIB) égyptien et la dette de l’Etat grimpant dangereusement dans la barre des 100% du PIB, L’Egypte n’ignore pas les facteurs d’une telle récession économique.  La baisse du tourisme, le déficit commercial, un canal de Suez en berne et le ralentissement constaté des transferts publics en provenance du Golfe sont en grande partie, la cause de tout cela. 

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