L’économie tunisienne a connu, depuis la destitution de Ben Ali, un recul continuel des investissement directs étrangers. Un "road show" est lancé pour attirer le plus d’investisseurs à Tunisia 2020.
Le ministre du développement, de l’investissement et de la coopération internationale, Mohamed Fadhel Abdelkafi a débuté sa tournée promotionnelle européenne par Paris pour restaurer l’image de la Tunisie. Ce road show l’a conduit par la suite à Bruxelles, Francfort et Milan.
Une tournée promotionnelle pour plus d’investissements directes étrangers
Cette visite à Paris a été motivée par l’invitation d’honneur de la Tunisie à la 14ème édition de la planète PME organisée du 17 au 18 octobre 2016 au palais Brongniart à Paris. C’est également un moyen de mieux capturer de nouveaux investissements et partenariats franco-tunisiens et de promouvoir la loi sur l’investissement.
Cette tournée entre dans la cadre de la promotion de l’investissement tunisien qui a pour but d’augmenter les investissement directs étrangers qui sont en continuelle baisse depuis 2012. C’est également l’occasion d’aborder les questions de l’évasion fiscale qui sera soutenue par le nouveau code de l’investissement révisé. Le ministre explique que « la hausse de la croissance passe par une augmentation des investissements ».
La Tunisie attire les investisseurs pour la conférence internationale
La décision est motivée par l’imminente conférence internationale économique Tunisia 2020 qui se déroulera à Tunis le 29 et 30nNovembre prochain qui accueillera plus de 1000 participants de plus de 70 pays.
La Tunisie doit attirer le plus d’investisseurs possibles, elle est d’ailleurs fermement soutenue par l’ancien directeur du Fonds Monétaire International (FMI), Dominique Strauss-Kahn qui multiplie ses efforts pour inciter les investisseurs internationaux à participer à la conférence de Tunis dans le cadre d’un contrat pour la mise en place du plan de développement économique 2016-2020.
Une lutte acharnée pour de l’investissement étranger
Les représentants officiels tunisiens expliquent qu’il suffit que l’agriculture, la production de phosphate et le tourisme enregistrent des moyennes normales l’année prochaine pour que la hausse du Produit intérieur brut s’élève à 2.5%, comme espéré dans la loi de finance pour l’année 2017.
La stratégie tunisienne contre l’évasion fiscale se porte sur une loi d’urgence économique qui organise un système de guichet unique pour les personnes souhaitant s’adresser aux administrations. La lutte offrira également de réelles marges de progression
C’est sur le même élan que la lutte contre l’économie informelle et sur le chômage a été lancée. Effectivement, la Tunisie compte plus de 650 000 chômeurs qui seraient sans doute sauvés dans le cas d’une reprise touristique, qui emploie 12% de la population active.
Pour en savoir plus : Allocution de Mourad Fradi, Commissaire général de la conférence Tunisia 2020-Tuniscope.com




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