Surtout connue pour son attrait touristique, la région de Sousse est également une région industrielle. Sa spécialité ? La mécatronique. Portée par le Pôle de Compétitivité de Sousse, la technopole vient renforcer ce positionnement, porteur d’avenir économique.
La « Médina du savoir » s’étend sur 50 hectares : l’Ecole nationale d’ingénieurs (EniSO, 1.200 étudiants), un Centre de recherche en nanotechnologie et microélectronique (50 chercheurs mais une capacité de 300), un Centre pour le prototypage rapide, une pépinière d’entreprises (25 startups innovantes actuellement, dans lesquelles travaillent 200 ingénieurs).
Et ce n’est qu’un début. Le Pôle de Compétitivité de Sousse développera par la suite des plateformes technologiques et des ateliers relais pour accueillir les entreprises spécialisées dans la mécatronique, et leurs centres de R&D.
Encore peu connue du grand public, la mécatronique est au croisement de la mécanique, de l’électronique et de l’informatique en temps réel. Il s’agit de mettre de « l’Intelligence » dans un produit mécanique en vue de surveiller un système, de donner une alerte ou d’obtenir une information. Un secteur d’avenir donc.
« La Technopole est née avant la Révolution en 2006. Le projet a vraiment repris il y a 2 ans. On a pris une accélération importante sur le développement », nous explique Hichem Turki, directeur général du Pôle de Compétitivité de Sousse. « J’espère que la Tunisie s’améliore encore plus sur une stabilité politique, on est sur un bon chemin. La décentralisation aussi va nous aider. Et c’est ça qui va développer encore plus les technopoles régionales. Je suis très optimiste !»
La technopole se veut être un levier économique et social capital pour la région et au-delà, en favorisant ce rapprochement entre l’enseignement et l’industrie de la mécatronique.
« Nous avons une capacité de RH qui intéresse pas mal de pays, qui est compétente au niveau Intelligence et au niveau coût », précise encore Hichem Turki. « Moi mon objectif, c’est de retenir toute cette intelligence en Tunisie et de ne pas la laisser partir ! »
Le pôle de compétitivité de Sousse (PCS) est basé sur un modèle en PPP, partenariat public-privé, avec une participation de l’Etat de près de 30%.
En plus de la technopole, le PCS est responsable de l’aménagement, de la construction et de la gestion de la zone d’Off Shoring de Sousse (48 ha) et la zone industrielle de Enfidha (142 ha).
Au total, ces 3 zones économiques devraient regrouper 40.000 emplois d’ici une quinzaine d’années, dont 15.000 sur la seule technopole de Sousse.
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