Startup Act ou la nouvelle loi pour faciliter l’entrepreneuriat en Tunisie
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Rédaction Ecomnews Med
vendredi 15 mars 2019 Dernière mise à jour le Vendredi 15 Mars 2019 à 18:09

Alors que le climat économique reste morose, la Tunisie a adopté le “Startup Act”. Objectif : booster la création d’emplois et redynamiser une économie morose. Eclairage avec Ecomnews Med.

Près d’une décennie après le Printemps arabe, l’économie tunisienne et le climat des affaires ont toujours du mal à retrouver des couleurs. En avril 2018, le gouvernement, à travers une loi « Startup Act » votée par les députés, a souhaité donner un coup de pousse à l’écosystème des start-ups pour booster la création d’emplois et redynamiser une économie morose.

Un nouveau cadre légal pour inciter les jeunes à entreprendre

Le Start-up Act s’inscrit dans un projet beaucoup plus large, appelé « Startup Tunisia », qui vise à faire de la Tunisie une véritable nation d’entrepreneurs entre la Méditerranée, la région MENA et l’Afrique. C’est « un cadre juridique inédit dédié aux startups et porté par le gouvernement tunisien », élaboré en collaboration avec « toutes les parties prenantes de l’écosystème entrepreneurial », peut-on lire sur le site startupact.tn.

Cette nouvelle loi va s’appuyer sur 20 nouvelles mesures pratiques, spécialement pensées pour les entreprises 2.0 afin de rendre le processus de création d’entreprise plus fluide et moins bureaucratique. L’objectif est de rallumer la flamme de l’entrepreneuriat chez les jeunes.

Le Startup Act a été mis en place grâce à la supervision du ministère des Technologies de la Communication et de l’Economie numérique avec la participation du Secrétariat d’Etat en charge de l’entrepreneuriat.

De nouvelles mesures pour faciliter la création d’entreprise

Il faut rappeler que ce projet est le fruit d’un travail de longue haleine et d’une grande pression de la part des jeunes entrepreneurs tunisiens confrontés quotidiennement à de nombreuses difficultés administratives durant le processus de création d’entreprise.

En 2017, le mouvement est passé dans le giron de la société civile ainsi que des opérateurs de l’écosystème entrepreneurial, des juristes et des fonds d’investissement avant d’arriver au gouvernement. Avec la nouvelle loi, les entreprises correspondant à un profil type vont se voir attribuer le label « startup » par le ministère de l’Economie numérique assisté par un comité consultatif.

Les startups labélisées bénéficieront de certains avantages comme l’exonération de l’impôt, la simplification des démarches administratives, le congé annuel ou encore la bourse pour le fondateur avec la carte technologique en devise qui passe à 100 000 dinars par an (soit environ 33 000 euros).

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