Dans l’attente d’une réforme du marché financier et de l’assurance en Algérie
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Rédaction Ecomnews Med
lundi 27 mai 2019 Dernière mise à jour le Lundi 27 Mai 2019 à 12:33

Les acteurs privés de l’assurance en Algérie plaident en faveur d’une plus grande ouverture du marché historiquement dominé par le secteur public. Ils revendiquent davantage de transparence, plus d’indépendance de la part de l’autorité de régulation et de professionnalisation.

« Sur un marché de l’assurance en Algérie estimé à 7 milliards de dollars en IRD (Incendie et risques divers) et assurance automobile, l’assurance publique en détient 76%. La prédominance du secteur public dans la vie économique algérienne se reflète également dans ce domaine. Les sociétés nationales favorisent les assureurs publics, ce qui freine le développent du secteur privé qui pèse de 1,2 mds de dollars », analyse Hassen Khelifati, Pdg d’Alliance Assurances.

Invité le 16 mai dernier à débattre à Marseille par le cabinet d’experts GM Consultant autour des enjeux méditerranéens pour les entreprises, le vice-président de l’Union Algérienne des sociétés d’Assurance et de Réassurance (UAR) précise avoir participé en 2016 à l’inscription d’un amendement constitutionnel « interdisant la discrimination entre secteur public et privé, toute forme de monopole et de concurrence déloyale ».

A la tête de la cinquième compagnie privé (4,5% de parts de marché), il dénonce le manque d’indépendance du directeur du Trésor Public et pointe  la faiblesse des groupes internationaux de l’assurance (Cardif El Djazair, BNP, Macif, AXA) qui ne parviennent pas à faire évoluer la filière dans le pays.

« Nous voulons un marché libre et ouvert »

« Nous voulons un marché libre et ouvert », plaide Hassen Khelifati. Un secteur soumis également à la règle du 49/51 sur la répartition du capital entre actionnaires étrangers et algériens. De son côté, Djaafar Khedoud, avocat au barreau d’Oran et d’Alger, a pointé du doigt le manque de professionnalisation des avocats spécialistes de l’assurance faute de cursus dédié. Des avocats sans formation et des assureurs privés de code des assurances… Visiblement beaucoup reste à faire dans ce secteur. Et les professionnels fondent de grands espoirs dans la réforme du marché financier avec  la perspective du changement de régime. « Nous sommes à la fin d’un cycle.

Nous allons bâtir une nouvelle Algérie basée sur la refondation du système et la démocratie », lance Hassen Khelifati. Après avoir annoncé ce jour-là, à Marseille, sa candidature à la présidence du Forum des Chefs d’Entreprises, le patron d’Alliance Assurances a fait volte-face quatre jours plus tard, renonçant non seulement à ce poste mais démissionnant du syndicat patronal en raison de « magouilles autour du scrutin », selon nos confrères d’Algérie Eco.

Un décision qui fait suite à la démission de Moncef Othmani, président par intérim du FCE. Les élections à la présidence du FCE doivent se tenir le 24 juin 2019. « Le FCE est devenu un instrument politique proche du pouvoir ce qui a entaché son image », a expliqué Hassen Khelifati, résolu à tourner le dos aux pratiques en place.  Selon nos sources, un projet de nouveau syndicat patronal serait à l’étude. A suivre … 

Nathalie BUREAU DU COLOMBIER

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