Car tyre. Free public domain CC0 photo.
#Chine #Investissement #Usine #MAROC
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Mardi 13 Janvier 2026 à 07:45

Dans un contexte marqué par la montée du protectionnisme commercial, les fabricants chinois de composants automobiles multiplient les annonces d’implantation au Maroc, pour tirer profit des avantages des accords de libre-échange signés par ce pays d’Afrique du Nord avec l’Union européenne et les Etats-Unis.

Le fabricant chinois de pneumatiques Guizhou Tyre a annoncé, dans un communiqué publié le 6 janvier, qu’il allait investir près de 300 millions de dollars dans une usine au Maroc.

Cette usine, dont la construction a reçu le feu vert du conseil d’administration de la société, sera implantée dans la Cité Mohammed VI Tanger Tech, une ville industrielle intelligente située dans le nord-ouest du pays et où opère déjà Sentury Tire, un autre géant chinois des pneus.

Le site, dont les travaux de construction devraient être achevés dans deux ans, devrait produire 6 millions de pneus par an, destinés aux véhicules de tourisme. Guizhou Tyre a également précisé que cette deuxième base de production à l’étranger après l’usine installée au Vietnam s’inscrit dans le cadre de sa « stratégie d’internationalisation », notant que le projet devrait lui permettre de servir de nouveaux marchés en Europe et en Amérique du Nord.

L’entreprise anticipe un chiffre d’affaires annuel estimé à 182 millions de dollars et un bénéfice annuel moyen de 40 millions de dollars, pour son usine marocaine. Cotée sur le Shenzhen Stock Exchange, elle fabrique des pneus radiaux pour véhicules légers et utilitaires sous la marque « Advance Tyre » et dessert une centaine de marchés à travers le monde.

Plusieurs équipementiers automobiles et fabricants de batteries électriques chinois, dont Shandong Yongsheng Rubber, Qingdao Sentury Tire, Gotion High Tech, Guangzhou Tinci Materials Technology et BTR New Material Group, ont annoncé ces dernières années des projets d’implantation au Maroc. 

En plus de la proximité des marchés occidentaux et africains, de la disponibilité d’une main-d’œuvre locale qualifiée et des bonnes performances logistiques des ports marocains, ces groupes originaires de l’empire du Milieu cherchent à tirer profit des avantages des accords de libre-échange signés par le royaume chérifien avec l’Union européenne (UE) et les États-Unis.

Réagissez à cet article

Vos commentaires

Rejoignez la discussion

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *