L’Égypte mise sur la coopération internationale pour développer son secteur des TIC. À titre d’exemple, le pays a récemment signé des protocoles d’accord avec une trentaine d’entreprises locales et internationales afin de renforcer son vivier de talents technologiques.
L’Égypte explore les opportunités de renforcement de sa coopération avec le Royaume‑Uni dans le domaine des technologies de l’information et de la communication (TIC). La question a été au centre d’une rencontre entre Amr Talaat (photo, à droite), ministre égyptien des Communications et des Technologies de l’information, et Mark Bryson‑Richardson (photo, à gauche), ambassadeur du Royaume‑Uni en Égypte.
Les échanges ont porté sur les mécanismes visant à consolider la coopération bilatérale et à accroître les investissements dans les technologies de l’information, notamment en attirant davantage d’entreprises britanniques vers le secteur égyptien de l’offshoring. Les discussions ont également abordé la transformation numérique, le développement des compétences numériques, ainsi que la collaboration dans les domaines de l’intelligence artificielle (IA) et des technologies avancées, avec un accent sur l’innovation, les start‑up et l’entrepreneuriat.
Les deux parties ont par ailleurs examiné les perspectives d’élargissement de la coopération dans le cloud computing, les centres de données, la cybersécurité, la fintech et les infrastructures numériques, en misant sur le potentiel de l’Égypte comme hub régional et porte d’entrée vers les marchés africains.
Ce rapprochement intervient alors que l’Égypte cherche à renforcer la coopération internationale et les investissements étrangers pour accélérer le développement du secteur des TIC, au cœur de la stratégie nationale de développement socio‑économique. Par exemple, la stratégie nationale de transformation numérique « Digital Egypt 2030 » vise à « réaliser l’économie numérique grâce aux TIC, afin de garantir la prospérité, la liberté et l’équité sociale pour tous ». Le pays s’est notamment déjà rapproché des États‑Unis, de l’Indonésie, des Émirats arabes unis, de la Corée du Sud et du Vietnam.
Il convient de rappeler que l’Égypte est pour l’instant classée à la 95ᵉ place mondiale sur 193 selon l’Indice de développement de l’e‑gouvernement (EGDI) des Nations unies. Le pays a enregistré un score de 0,6699 sur 1, au‑dessus de la moyenne mondiale (0,6382). Le Royaume‑Uni, de son côté, est classé 7ᵉ mondial avec un score de 0,9577 sur 1.





















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