La Banque centrale du Maroc anticipe une accélération de l’activité économique portée par un rebond agricole et la vigueur du secteur non agricole. Elle alerte cependant sur un creusement du déficit courant lié à la hausse des prix des matières premières.
Bank Al-Maghrib, la Banque centrale du Maroc, table sur une accélération à 5,6 % de la croissance économique en 2026. C’est ce qui ressort de la réunion de son conseil tenue mardi 17 mars à Rabat.
Cette dynamique positive, par rapport à l’année précédente où la croissance avait été estimée à 4,8 %, repose surtout sur la solidité des activités non agricoles et sur un rebond attendu de la production agricole, grâce à des conditions climatiques favorables. La banque prévoit que la récolte des trois principales céréales pourrait atteindre 82 millions de quintaux, ce qui entraînerait une hausse de 14,4 % de la valeur ajoutée agricole en 2026.
Côté prix, l’inflation devrait rester modérée à 0,8 % en 2026, avant de remonter légèrement à 1,4 % en 2027. Cette évolution s’explique notamment par la baisse récente des prix des carburants et par l’amélioration de l’offre de certains produits alimentaires. En revanche, un ralentissement de la croissance est attendu à 3,5 % en 2027.
Dans son communiqué, la banque indique que « sur le volet des comptes extérieurs, le renchérissement prévu des matières premières devrait se traduire par un creusement du déficit du compte courant de 2,3% du PIB en 2025 à 3,1% en 2026, avant une atténuation prévue à 2,5% en 2027 ». Ces projections interviennent dans un contexte international marqué par de fortes incertitudes géopolitiques, notamment liées aux tensions au Moyen-Orient et à la guerre en Ukraine.
Malgré ces pressions, les perspectives des exportations restent favorables, soutenues par la progression attendue des ventes du secteur automobile et des phosphates, ainsi que par la poursuite de la hausse des recettes touristiques et des transferts des Marocains résidant à l’étranger, indique la Banque centrale.
Les réserves officielles de change, quant à elles, devraient continuer de se renforcer, pour atteindre 482 milliards de dirhams (51,3 milliards $), l’équivalent de près de six mois d’importations à l’horizon 2027.





















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