Les investissements étrangers en Tunisie ont progressé de 30,3 % en 2025. Les industries manufacturières, les services, l’énergie et l’agriculture figurent parmi les secteurs les plus attractifs.
En Tunisie, les investissements étrangers ont atteint 3,572 milliards de dinars tunisiens (1,2 milliard $) à la fin de l’année 2025, enregistrant une hausse de 30,3 % par rapport à 2024. l’annonce a été faite par Jalel Tebib, directeur général de l’Agence de promotion de l’investissement extérieur (FIPA), lors d’un entretien accordé le vendredi 20 mars à l’Agence Tunis Afrique Presse (Agence TAP).
Selon Jalel Tebib, les investissements directs étrangers (IDE) ont progressé de 30,1 % par rapport à 2024 pour atteindre 3,506 milliards de dinars tunisiens en 2025, tandis que les investissements de portefeuille se sont établis à 65,6 millions de dinars tunisiens. Les secteurs ayant attiré le plus d’IDE sont les industries manufacturières, les services, l’énergie et l’agriculture.
Parallèlement, il a indiqué que « les flux d’investissements directs étrangers hors secteur énergétique enregistrés en 2025 ont conduit à la réalisation de 921 opérations d’investissement d’une valeur totale de 2,935 milliards de dinars tunisiens, créant 14 085 nouveaux emplois ».
La France est le premier investisseur en Tunisie hors secteur énergétique, suivie de l’Allemagne, de l’Italie, des Pays-Bas et des États-Unis. « L’investissement étranger en Tunisie a confirmé une tendance à la hausse en 2025, reflétant l’attractivité croissante du pays en tant que destination favorable à l’investissement », a déclaré M. Tebib.
Des initiatives pour promouvoir l’investissement
Ces dernières années, la Tunisie a mis en place plusieurs initiatives pour promouvoir les IDE et renforcer son attractivité économique. Ces mesures visent à accroître la confiance dans le climat des affaires et à orienter les investissements nationaux et étrangers vers des secteurs à forte valeur ajoutée, avec un impact économique, social et environnemental.
Il s’agit notamment de nouvelles incitations adoptées en 2024 pour réduire les obstacles à l’investissement, notamment ceux liés aux procédures administratives complexes. Elles s’accompagnent de réformes visant à améliorer les infrastructures, réduire les délais de traitement des dossiers, simplifier et numériser les procédures et services en faveur des investisseurs, garantir la transparence des transactions, ainsi que le suivi et l’évaluation des indicateurs d’investissement aux niveaux sectoriel et régional.
Par ailleurs, le pays a lancé sa Stratégie nationale pour l’amélioration du climat des affaires 2026-2030, une nouvelle phase axée sur la numérisation, l’accès facilité au financement et l’amélioration des services aux investisseurs.
Cependant, la Tunisie fait toujours face à des défis, notamment la concentration géographique des investissements, majoritairement orientés vers les régions côtières, bien qu’une dynamique ait émergé en 2025 dans les régions intérieures. À cela s’ajoutent les difficultés d’accès au financement du FMI.
Pour 2026, la FIPA prévoit un volume total d’investissements étrangers de quatre milliards de dinars tunisiens.





















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