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#Armee #EtatsUnis #Formation #MAROC
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Jeudi 23 Avril 2026 à 08:39

Ce projet illustre la volonté américaine de consolider ses partenariats militaires sur le continent face aux nouveaux défis sécuritaires.

Les États-Unis ont annoncé la création d’un centre régional de formation aux drones au Maroc, destiné à accompagner les armées africaines dans le développement de leurs capacités de surveillance et de renseignement. L’annonce a été faite lors du Sommet des forces terrestres africaines en mars, indiquent plusieurs sources médiatiques.

Selon les déclarations du général Christopher Donahue, commandant de l’armée américaine pour l’Europe et l’Afrique, cette structure aura pour mission de former des opérateurs de drones issus de différentes armées africaines. Au-delà de la dimension technique, le programme vise à renforcer la coordination tactique entre forces partenaires, à favoriser le partage d’informations et à développer des approches communes face aux défis sécuritaires régionaux.

La première phase du projet sera intégrée à l’exercice militaire « African Lion 2026 », avec un module de formation initial destiné à seize participants. Organisé conjointement par les États-Unis et le Maroc, cet exercice se déroulera du 20 avril au 8 mai. Cette manœuvre multinationale de grande ampleur mobilisera des entraînements combinés terrestres, aériens, navals et cybernétiques. Les opérations se tiendront simultanément au Maroc, en Tunisie, au Ghana et au Sénégal, et réuniront 19 pays africains ainsi que de nombreux partenaires internationaux.

Le choix du Maroc pour accueillir ce centre reflète le rôle croissant du royaume comme partenaire sécuritaire de Washington en Afrique du Nord. Ces dernières années, les relations entre les États-Unis et le Maroc se sont sensiblement renforcées. Rabat a notamment consolidé son statut d’allié stratégique après la signature des accords d’Abraham, visant à normaliser ses relations avec Israël. Le Maroc est aussi le premier pays africain à annoncer vouloir rejoindre le « Conseil de paix » de Donald Trump.

Par ailleurs, le royaume s’est imposé comme le principal importateur d’équipements militaires américains sur le continent. Selon un rapport publié en mars par le Stockholm International Peace Research Institute (SIPRI), les armements américains ont représenté près de 60 % de ses achats militaires entre 2021 et 2025.

Au-delà de l’aspect technique, la mise en place de ce centre traduit la volonté de Washington de renforcer sa présence stratégique en Afrique. L’initiative intervient dans un contexte de rivalité accrue avec d’autres puissances, dont la Russie et la Chine, qui cherchent elles aussi à étendre leur influence militaire et technologique sur le continent.

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