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#Secheresse #MAROC
Agence Ecofin
Aujourd'hui Dernière mise à jour le Vendredi 19 Juin 2026 à 06:37

Le Maroc est l’un des pays africains les plus exposés au stress hydrique, une situation aggravée par plusieurs années consécutives de sécheresse. Parmi les solutions envisagées, le pays prévoit de couvrir plus de 50 % de ses besoins en eau potable d’ici 2030 grâce au dessalement de l’eau de mer.

Le Maroc, en partenariat avec la délégation de l’Union européenne (UE) au Maroc et les ambassades d’Allemagne, d’Italie et de France à Rabat, a officiellement lancé un programme de 3,7 milliards de dirhams (402,2 millions de dollars) destiné à financer la Politique nationale de l’eau (PNE).

Selon un communiqué du ministère marocain de l’Équipement et de l’Eau publié le mardi 2 juin, ce programme vise à accompagner les efforts du Royaume pour renforcer la gouvernance du secteur de l’eau autour de quatre priorités essentielles. Il s’agit notamment d’améliorer la connaissance des ressources hydriques, d’optimiser la gestion des phénomènes extrêmes et de renforcer les capacités institutionnelles des acteurs du secteur. Le programme comprend également un volet consacré à l’assistance technique et à l’échange d’expériences entre les institutions marocaines et européennes.

L’enveloppe financière comprend une contribution de l’Union européenne de 514,4 millions de dirham, ainsi que trois prêts d’une valeur totale d’environ 3,2 milliards de dirhams, mobilisés auprès d’institutions financières européennes.

Nizar Baraka, ministre de l’Équipement et de l’Eau, a affirmé que « l’eau constitue un héritage qu’il convient de préserver au bénéfice des générations futures et représente l’un des fondements de la souveraineté nationale », ajoutant que « le Royaume a opté pour une approche proactive dans la gestion des ressources hydriques ».

Le dessalement au cœur de la stratégie hydrique du Royaume

Le Maroc figure parmi les pays les plus touchés par le déficit hydrique et fait face à un stress croissant, aggravé par le changement climatique, l’augmentation de la demande en eau, la persistance de la sécheresse et un déficit pluviométrique important. En 2025, le pays était entré dans sa septième année consécutive de sécheresse, une situation sans précédent.

Cette situation met en péril non seulement les ressources en eau du pays, mais aussi l’ensemble de son tissu économique.

Pour répondre à ces défis, le Royaume a lancé plusieurs projets visant à sécuriser l’accès à l’eau, notamment à travers la construction de barrages, le développement des interconnexions hydrauliques, la réutilisation des eaux usées et la mise en œuvre de programmes d’économie d’eau dans les réseaux d’alimentation en eau potable et d’irrigation.

Le pays mise également sur le dessalement de l’eau de mer comme solution stratégique pour renforcer sa sécurité hydrique. Cette orientation vise à couvrir plus de 50 % des besoins en eau potable d’ici 2030 et à irriguer de vastes zones agricoles, contribuant ainsi au renforcement de la sécurité alimentaire nationale.

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