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#Economie #Formation #Innovation #Insertion #Jeunesse #ALGERIE
Agence Ecofin
lundi 22 décembre 2025 Dernière mise à jour le Lundi 22 Décembre 2025 à 12:12

Face à un marché du travail où le chômage des jeunes reste élevé et la demande de compétences qualifiées ne cesse de croître, l’Algérie tente de renforcer la formation professionnelle pour mieux préparer les jeunes à l’emploi et à l’innovation.

Le gouvernement algérien a officiellement lancé, mercredi 17 décembre, un réseau national de 18 centres d’excellence destinés à développer des compétences et à promouvoir l’innovation, en réponse aux défis d’insertion des jeunes diplômés et à la nécessité d’une main‑d’œuvre qualifiée. Ces structures couvrent plusieurs domaines jugés stratégiques, tels que l’agroalimentaire, le textile, le numérique ou encore la mécanique, et sont conçues pour rapprocher formation, industrie et emploi.

Selon des détails fournis par le secrétaire général du ministère de la Formation et de l’Enseignement professionnels, Seddik Koudil, ces structures « bénéficient d’une attention particulière en termes d’équipements et de programmes de formation, reposant sur une approche pédagogique innovante et un partenariat concret avec les entreprises ». L’objectif, d’après lui, est de « garantir une insertion fluide des diplômés dans le monde du travail, tout en permettant aux jeunes d’accéder à une formation de qualité leur ouvrant les perspectives d’une participation active au processus de développement ».

Il souligne également la volonté du gouvernement de transformer ces établissements en véritables plateformes intégrées, offrant aux jeunes la possibilité de développer des compétences adaptées aux besoins du marché du travail et de stimuler l’innovation.

Cette initiative s’inscrit dans un contexte où le marché du travail des jeunes reste particulièrement tendu. En 2024, le taux de chômage des Algériens âgés de 15 à 24 ans atteignait près de 29,7 %, bien au‑dessus de la moyenne mondiale, malgré une légère baisse récente, selon les données disponibles sur TheGlobalEconomy. Parallèlement, la Banque mondiale indique qu’en 2024, 20 % des jeunes de cette tranche d’âge se retrouvaient sans emploi, sans formation ni scolarisation (NEET).

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